En bref
- The Ninth Jedi inverse le code Jedi/Sith
- Nawaam pourrait être un Jedi, pas un Sith
- Lah Kara glisse vers le rouge
Ce trailer fait plus que vendre une nouvelle série Star Wars. Il attaque un pilier vieux de 49 ans, l’idée qu’on reconnaît presque d’instinct un Jedi et un Sith.
Un Dark Vador de façade, puis le sol se dérobe
Au premier regard, Nawaam coche toutes les cases. Armure noire, allure de successeur à Dark Vador, commandement d’une force quasi impériale, et une superarme prête à tirer. Son discours rappelle même celui de Palpatine dans La Revanche des Sith, avec cette promesse d’ordre, de sécurité et de stabilité dans une galaxie devenue sans loi, longtemps après la disparition des Jedi et des Sith.
Mais The Ninth Jedi retourne la table. Dans cet avenir lointain, les sabres laser ont été recréés par Lord Zhima, et ils s’accordent automatiquement à leur porteur. Bleu pour les Jedi, rouge pour les Sith. Or le sabre de Nawaam est bleu. Le personnage le plus menaçant du trailer, celui qui sent l’Empire à plein nez, pourrait donc être un Jedi.
Lah Kara n’a plus tout à fait le profil de l’héroïne
Jusque-là, les courts précédents suivaient surtout Lah Kara, une figure qui évoque clairement l’Élu, partie sauver son père des forces de Nawaam. Le détail intéressant, c’est que ces épisodes laissaient déjà entendre une proximité avec le côté obscur, notamment à travers un attachement très à la Anakin Skywalker.
Et là, le trailer va plus loin. Quand Nawaam la provoque, sa lame devient rouge. Il lui lance, en substance, « La Force te guide-t-elle vraiment ? Combien de personnes as-tu tuées… au nom de la justice ? » Le geste est limpide. La Force, ou du moins le sabre qui y réagit, ne valide plus son camp aussi simplement.
Le trailer réveille une vieille faille de Star Wars
Ce renversement rappelle Traitor, le roman très contesté de Matthew Stover. On y suit Jacen Solo, le fils de Han et Leia dans l’ancienne chronologie Legends, sous l’influence de l’énigmatique Vergere, alors liée aux Yuuzhan Vong. Son rôle consiste justement à démonter, pièce par pièce, la certitude morale des Jedi.
Sa critique reste assez brutale : « Ah, je vois. Vous pouvez faire tout ce que vous voulez, tant que vous gardez votre calme Jedi ? Tant que vous pouvez vous dire que vous valorisez la vie ? Vous pouvez tuer, tuer, tuer et tuer encore, tant que vous ne perdez pas votre sang-froid ? Ce n’est pas un peu malsain ? »
Pourquoi ce twist compte au-delà d’un simple effet de bande-annonce
C’est là que The Ninth Jedi devient intéressant. Si Lah Kara combat une puissance autoritaire, mais se perd elle-même, tandis que Nawaam reste calme et porte une lame bleue, alors la série ne change pas seulement de méchant. Elle rebat la définition du côté lumineux et du côté obscur.
Dans le paysage Star Wars, c’est loin d’être anodin. Issu de l’anthologie non canon Visions, avec l’animation de Production IG, le projet se déroule à une époque où les Skywalker ne sont plus que des légendes. Même le nom Nawaam semble aller dans ce sens, puisqu’il viendrait du sanskrit pour neuvième. Bref, tout indique que le personnage présenté comme remplaçant de Dark Vador pourrait être la vraie clé du récit. Et pour Star Wars, ce pas de côté compte presque plus que n’importe quel sabre allumé.