En bref
- 69 turbines seront retirées d’ici juillet 2027
- La NAACP maintient sa plainte environnementale
- L’expansion IA continue malgré tout
Le calendrier est enfin posé. SpaceXAI dit qu’il aura totalement retiré d’ici juillet 2027 les 69 turbines à gaz non autorisées utilisées pour faire tourner ses opérations de data center près de Memphis, dans le Tennessee. C’est mieux que rien. C’est aussi très loin d’un arrêt immédiat.
Un départ acté, mais sur un temps long
Le retrait commencera en août 2026, dans le cadre d’un accord conclu avec le Mississippi Department of Environmental Quality. Donc oui, les turbines temporaires vont disparaître, mais avec une sortie étalée sur près d’un an. Résultat, les riverains vont encore devoir patienter avant de voir la page se tourner pour de bon.
Ce point compte parce que ces turbines se retrouvent au cœur d’un bras de fer judiciaire. La NAACP accuse SpaceXAI d’avoir violé le Clean Air Act avec ces installations non autorisées. Et là, on n’est pas sur un détail administratif un peu gris. On parle de pollution de l’air et de ses effets possibles sur la santé.
Le nouveau site doit prendre le relais
Si SpaceXAI peut promettre ce retrait, c’est parce qu’une autre brique arrive derrière. L’entreprise construit dans le Mississippi une centrale de 1,2 GW, cette fois sous permis lié au Clean Air Act, pour remplacer les turbines actuelles.
En gros, le message est simple, l’alimentation énergétique change de forme, pas l’ambition industrielle. Le data center près de Memphis doit continuer à tourner, juste avec une autre infrastructure. Et vu l’échelle annoncée, on comprend vite que le groupe ne prépare pas un petit ajustement technique.
Le procès, lui, continue d’avancer
Le contentieux remonte à avril, peu après le dépôt de plainte de la NAACP. L’organisation affirme que l’exposition à la pollution peut entraîner de l’asthme, des maladies respiratoires, des insuffisances cardiaques et des cancers pour les communautés voisines.
De son côté, SpaceXAI assure cette semaine que ses données actuelles montrent que la qualité de l’air locale continue de respecter, voire de dépasser, les standards de l’EPA. Bon, chacun campe sur sa ligne. Et le dossier ne s’est pas évaporé en coulisses, le Justice Department a bien demandé en juin le rejet de la plainte, mais l’affaire suit toujours son cours.
Pourquoi ça compte au-delà du dossier local ?
Ce recul sur les turbines n’annonce pas un coup de frein sur l’IA du groupe, clairement pas. SpaceX a racheté xAI en février 2026, avec en plus des projets de data centers dans l’espace, ce qui reste une promesse très science-fiction sur le papier, mais parfaitement raccord avec la maison.
Et surtout, le business avance. SpaceX a déjà signé de nouveaux accords pour fournir de la capacité de data center à Anthropic et à Google. Autrement dit, les turbines vont partir, mais la machine IA, elle, continue de monter en régime.