En bref
- Slow Horses peut prolonger l’attente de House of the Dragon
- Plusieurs acteurs de Westeros s’y croisent
- La saison 6 arrive le 16 septembre 2026
Passer de dragons, d’épées et de guerres dynastiques à un bureau miteux du MI5, sur le papier, ça n’a pas beaucoup de sens. Et pourtant, le pont existe. Pour celles et ceux qui sortent de la saison 3 de House of the Dragon avec la perspective d’attendre encore probablement deux ans, Slow Horses a quelque chose de très utile, presque de thérapeutique.
Deux mondes, un même manque à combler
L’idée n’est pas que la série d’Apple TV+ ressemble à House of the Dragon. C’est même l’inverse. Là où l’une joue la démesure, l’autre préfère la crasse, les couloirs ternes et les opérations ratées. Mais il y a un point commun qui compte, la politique, les rapports de force, les loyautés fragiles.
Et c’est là que Slow Horses devient un bon refuge. En attendant la dernière ligne droite à Westeros, la série d’espionnage peut absorber ce temps mort, d’autant que sa saison 6 approche déjà. Pas mal de séries demandent un vrai effort d’entrée. Celle-ci, visiblement, récompense vite.
Olivia Cooke et d’autres visages de Westeros dans le brouillard londonien
Le crochet le plus évident, c’est le casting. Olivia Cooke, que les fans de House of the Dragon connaissent évidemment très bien, apparaît dès la saison 1 dans le rôle secondaire de Sid Baker, une agente affectée à Slough House, cette annexe où le MI5 parque ses éléments jugés trop gênants pour le siège, The Park. Son rôle reste limité, mais il marque assez pour donner envie d’en voir plus.
Ce n’est pas tout. Freddie Fox, vu aussi dans House of the Dragon en Gwayne Hightower, joue James Webb, rival lisse et franchement insupportable de River Cartwright. Plus tard, Gavin Spokes, qui incarnait Lord Lyonel Strong, passe lui aussi par la série avec un rôle de méchant secondaire en saison 3.
Puis il y a Jonathan Pryce. Ici, il incarne David Cartwright, grand-père de River et ancien ponte du MI5. Les amateurs de Game of Thrones le remettent tout de suite.
Pourquoi Slow Horses tient bien plus que par son casting
Bon, le vrai sujet est ailleurs. Slow Horses ne vaut pas le détour seulement pour son jeu des reconnaissances. Sa force, c’est sa galerie de laissés-pour-compte. Des agents ratés, punis, sous-estimés, qu’on finit par suivre comme des outsiders très humains.
Chaque saison fonctionne comme un chapitre à part, avec ses propres menaces, terroristes intérieurs, cellules dormantes russes, dissimulations d’État. Au milieu de ça, les rancœurs s’accumulent, les alliances grincent, et le patron, Jackson Lamb, semble mépriser tout le monde tout en restant, sur le terrain, leur meilleur soutien. C’est assez bien vu.
Un détail compte aussi, quand même. Là où House of the Dragon s’installe dans un cycle de production long, Apple TV+ sort de nouvelles saisons de Slow Horses chaque année. La saison 6 démarre le 16 septembre 2026. Pour le streaming, ce genre de régularité finit par peser autant que le prestige.