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Révéler la présence d’extraterrestres à l’aide de leur pollution atmosphérique

Science > Espace
Par Antoine Roche,  publié le 24 juillet 2014 à 14h31, modifié le 24 juillet 2014 à 14h32.

Une étude révèle qu'il sera bientôt possible de détecter de la vie extraterrestre avancée grâce à la pollution atmosphérique des planètes.

Mercredi, une étude du Centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian révélait qu’il serait à l’avenir possible pour les scientifiques de sonder l’atmosphère de planètes lointaines à la recherche d’un élément que seule une civilisation suffisamment avancée peut générer : de la pollution.

Actuellement, il est déjà possible de détecter de l’oxygène et du méthane, deux éléments qui ne peuvent cohabiter que grâce à la vie, mais pas nécessairement d’une entité intelligente. Le télescope spatial James Webb (JWST), dont le lancement est prévu pour 2018, devrait lui aller plus loin puisqu’il serait capable de détecter dans des conditions idéales des traces d’éléments polluants trahissant potentiellement la présence de créatures intelligentes. Ce télescope sera de 10 à 100 fois plus puissant qu’Hubble, tandis que le cout global du projet atteindra 8,7 milliards de dollars.

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« Nous considérons la pollution industrielle comme un signe de vie intelligente, mais peut-être que les civilisations plus avancées que nous, avec leurs propres programmes SETI (ndlr : le programme de recherche d’intelligence extraterrestre), vont considérer la pollution comme un signe de vie inintelligent, car il n’est pas intelligent de contaminer son propre air » déclare assez justement Henry Lin de Harvard.

Cependant, l’étude ajoute que pour que JWST arrive à détecter de telles traces (des traces de chlorofluorocarbones, ou CFC pour être plus précis), il faudrait que celles-ci soient 10 fois supérieures à celles présentes sur Terre. De plus, seule la pollution sur les planètes en orbite autour d’une étoile dite naine blanche (les restes d’une étoile morte) peut être détectée. Pour repérer la pollution sur une planète en orbite autour d’une étoile comme notre soleil, il faudra attendre une autre génération de satellite.

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