En bref
- Zach Cregger garde le T-Virus et Umbrella
- Le film suit Bryan, un nouveau personnage
- La priorité, c’est le survival horror
Appeler un film Resident Evil, ce n’est pas juste reprendre un nom connu. Pour Zach Cregger, il y avait des balises à respecter, sinon l’adaptation perdait son centre de gravité. Et dans une franchise capable de passer des jeux aux films avec Milla Jovovich, puis à Welcome to Raccoon City en 2021, sans oublier la série live action Netflix de 2022, la question compte vraiment.
Ce que le film ne pouvait pas retirer
Chez Cregger, deux éléments viennent tout de suite. Le T-Virus et la Umbrella Corporation. Il explique que, pour lui, ce serait étrange de baptiser un long-métrage Resident Evil sans ces marqueurs-là, même si certains jeux ont déjà pris plus de liberté avec cet héritage.
Bref, son idée n’est pas de recopier un épisode précis. Elle consiste plutôt à garder assez de matière venue des jeux pour que le film soit immédiatement identifiable comme du Resident Evil. Pas une adaptation décorative, en gros.
Un héros inédit, pas une visite guidée du passé
Le choix le plus parlant est sans doute là. Au lieu de raconter une histoire que les fans connaissent déjà par cœur, le film suit Bryan, incarné par Austin Abrams. C’est un coursier médical qui accepte de livrer un colis mystérieux à un hôpital de Raccoon City.
À partir de là, il tombe sur des zombies et d’autres créatures transformées par le T-Virus. Le récit colle à ses déplacements, à ses décisions, à sa panique aussi. Il cherche des armes, des ressources, de l’aide. Ce recentrage sur un personnage inédit a un mérite simple, mais efficace, il évite au film de se transformer en musée pour fans.
Et c’est d’autant plus notable que les images montrées publiquement n’ont pas encore dévoilé tous les éléments les plus attendus. Clairement, le film garde encore une partie de son jeu.
La vraie priorité, c’est la survie
Ce que Cregger veut traduire avant tout, ce n’est pas la mythologie en elle-même. C’est la sensation. Celle du survival horror, avec la gestion des ressources, la peur de manquer, le sentiment de fatalité, puis la progression de l’arsenal au fil du cauchemar.
Il résume ça d’une formule très simple, « Mais au fond, il s’agit surtout de l’aspect survival horror ». Et, selon lui, c’est précisément ce que le cinéma Resident Evil n’avait pas vraiment réussi à capter jusque-là, même s’il reconnaît ne pas avoir vu les précédents films.
Le point intéressant, vous le voyez, c’est que cette adaptation semble moins obsédée par le fan service que par le ressenti manette en main, transposé à l’écran. Si ça tient jusqu’au bout, Resident Evil pourrait enfin traiter le jeu non comme un lore à cocher, mais comme une mécanique de tension. Sortie en salles le 18 septembre 2026.