En bref
- The Princess Bride fête ses 39 ans
- Le film reste une référence fantasy comique
- Ses scènes cultes portent encore le film
Il y a des films qu’on respecte, et d’autres qu’on revoit. The Princess Bride, sorti le 1er octobre 1987, appartient clairement à la deuxième catégorie. Trente-neuf ans plus tard, ce conte signé Rob Reiner continue de circuler comme une évidence chez les fans de fantasy, mais aussi chez un public bien plus large.
Un conte qui n’a jamais vraiment quitté la conversation
Dans un genre rempli de mastodontes, de The Lord of the Rings à Harry Potter, sans oublier Willow, Pan’s Labyrinth ou Beauty and the Beast, le film garde une place très particulière. Pas parce qu’il écrase tout le reste, mais parce qu’il réussit ce mélange rare entre conte de fées, comédie et aventure pure.
Les chiffres racontent bien cette longévité. The Princess Bride affiche 93 % sur Rotten Tomatoes, 94 % côté public, et 8,0 sur IMDb. Ce n’est pas juste un vieux favori de cinéphiles, c’est un film qui traverse les générations sans trop forcer.
Sous le conte de fées, une mécanique comique redoutable
Le point de départ est tout simple, presque désarmant. Un grand-père, joué par Peter Falk, vient lire à son petit-fils malade, incarné par Fred Savage, un roman intitulé The Princess Bride. Le garçon n’est pas emballé au début. Puis il veut connaître la suite, comme tout le monde.
À l’intérieur de cette histoire, Westley (Cary Elwes) aime Buttercup (Robin Wright). Il part faire fortune, on annonce ensuite que son navire a été attaqué par le Dread Pirate Roberts et qu’il n’y a eu aucun survivant. Cinq ans plus tard, Buttercup doit épouser de force le prince arrogant Humperdinck (Chris Sarandon), avant d’être enlevée par trois criminels, Inigo Montoya (Mandy Patinkin), Fezzik (Andre the Giant) et Vizzini (Wallace Shawn). Sur le papier, c’est du classique. À l’écran, c’est une précision comique assez bluffante.
Des scènes qu’on cite encore, et pas par nostalgie
Le film tient surtout par ses moments. Pas un seul grand morceau, mais une collection. Chez beaucoup, le sommet reste la quête d’Inigo Montoya, qui répète toute sa vie « Bonjour, je m’appelle Inigo Montoya. Vous avez tué mon père. Préparez-vous à mourir ». Quand la phrase arrive enfin, elle frappe encore.
Mais il y a aussi Vizzini, personnage délicieux de suffisance, avec son « Inconcevable » répété jusqu’à ce qu’Inigo lui fasse comprendre que le mot ne veut probablement pas dire ce qu’il croit. Et puis ce duel d’esprit autour de deux coupes empoisonnées avec le Dread Pirate Roberts, une scène brillante, très écrite, où Wallace Shawn fait presque tout passer par le rythme.
Le vrai test du temps
Ajoutez à ça Miracle Max et Valerie, joués par Billy Crystal et Carol Kane, un duel à l’épée parmi les plus réjouissants du genre, et la présence d’Andre the Giant, toujours impossible à oublier. Résultat ? Un film qui n’avait connu qu’un succès modeste au box-office, avant de grandir avec le temps.
Et c’est sans doute là que The Princess Bride reste fascinant. La fantasy produit souvent des mondes immenses. Celui-ci, lui, a surtout construit une mémoire collective. Pas mal pour un film qu’on regarde d’abord comme une histoire racontée au bord d’un lit.