En bref
- Lanterns cache énormément d’effets visuels
- Los Angeles a été transformée en Nebraska
- 2 350 plans truqués sur huit épisodes
Vous avez sans doute regardé Lanterns sans penser aux effets visuels à chaque plan extérieur. C’est précisément le point. La série de HBO a dépensé une partie visible de son budget dans l’invisible, avec des retouches qui touchent autant les ciels et les reliefs que des détails de visage.
Le vrai chantier, ce n’était pas l’espace
On imagine facilement que les plans coûteux de Lanterns sont ceux de l’espace ou des constructions d’énergie des Green Lantern. En réalité, le plus frappant dans la vidéo publiée par CoSA VFX, c’est ailleurs. Pas mal de scènes très terrestres ont elles aussi été retravaillées.
Christopher Lance, superviseur VFX chez CoSA VFX, explique qu’il a fallu remplacer le relief, les ciels et parfois même la qualité de la lumière pour faire passer la côte Ouest pour les Grandes Plaines. La série a en effet été principalement tournée autour de Los Angeles, alors que l’action se déroule surtout à Rushville, Nebraska.
Des milliers de plans, pour huit épisodes
Le volume donne le ton. D’après Animation Magazine, la première saison compte 2 350 plans à effets visuels répartis entre 16 studios sur huit épisodes.
Greg Steele, superviseur des effets visuels, résume bien le problème de fabrication, tout ayant été tourné à Los Angeles, il a fallu énormément d’ajouts pour retrouver la bonne géographie américaine. Presque tous les extérieurs censés se passer dans le Nebraska ont été modifiés. Résultat ? Une série qui paraît plus simple qu’elle ne l’est vraiment.
Même la barbe de John Stewart a été recréée
C’est sans doute le détail le plus parlant. Dans les flashbacks de la mission au Kamtchatka, la barbe de John Stewart, incarné par Aaron Pierre, n’est pas seulement un choix maquillage. Elle a été générée numériquement.
Christopher Lance raconte qu’il y a eu beaucoup de discussions pour marquer le passage du temps. L’équipe a conclu qu’il fallait montrer la pousse des cheveux et de la barbe pendant cette mission prolongée. Grâce aux scans du visage de Pierre, ils ont pu créer la bonne longueur de poils sur sa géométrie exacte. C’est très technique, mais l’effet recherché est narratif, pas démonstratif.
Une série modeste en apparence, lourde en fabrication
Ce contraste dit quelque chose de Lanterns. La série se présente comme une approche plus intime du catalogue DC, pensée par Chris Mundy, Damon Lindelof et Tom King, loin du grand film cosmique. Après le précédent live action majeur de Green Lantern, le film de 2011 avec Ryan Reynolds, le pari avait quand même un petit parfum de test industriel.
Et si une saison 2, pas encore confirmée, voit le jour, elle pourrait demander encore plus de VFX, surtout si elle développe la piste laissée par le final autour d’un certain Lantern déchu. En attendant, revoir la saison 1 sur HBO Max, c’est aussi regarder autrement une série qui dépense beaucoup pour que vous ne remarquiez presque rien.