En bref
- Lanterns mise sur le conflit entre deux héros
- Une colère rouge pourrait tout fausser
- Lancement le 16 août sur HBO Max
Le pari de DC est assez clair: faire de la fracture entre Hal Jordan et John Stewart le vrai cœur de Lanterns. Pas un simple décor dramatique, pas une brouille de trailer. La série arrive le 16 août sur HBO Max, avec huit épisodes, et tout ce qui a été montré jusqu’ici pointe dans la même direction, celle d’un duo qui avance avec une mèche allumée.
Une série construite sur une relation qui craque
Chez Chris Mundy, l’idée est frontale: au bout du chemin, la série raconte d’abord la relation entre John Stewart et Hal Jordan, une relation que le public aura vu évoluer en profondeur. Autrement dit, l’intrigue ne sert pas seulement à faire avancer l’univers, elle sert à remettre ces deux figures face à face.
Et Tom King va encore plus loin. Il décrit Lanterns comme une histoire avec « une bombe à retardement » en son centre, une tension qui monte, encore et encore, jusqu’à l’explosion. Sur le papier, c’est simple. Dans une série de super-héros, c’est quand même un choix assez rare.
Hal Jordan, héros adoré mais de plus en plus suspect
Lors du panel de San Diego Comic-Con, un détail a posé le décor. Dans cet univers, Hal Jordan est une célébrité installée depuis si longtemps que même les mères des enfants qui viennent chercher un autographe sont fans de lui. Le vétéran, la légende vivante, presque la mascotte héroïque.
Mais face à John Stewart, rien ne colle. Des images montrées sur place les font se battre, avec une vraie animosité. Ce contraste est le plus intéressant de la série: un héros historique, aimé de tous, soudain montré comme quelqu’un de franchement difficile, voire pire selon l’angle adopté.
Car il y a un doute important. Les images vues en avance laissent penser qu’on pourrait assister à tout cela depuis le point de vue de John Stewart. Et si ce regard est altéré, toute la perception de Hal Jordan change avec lui.
La piste rouge derrière la colère
Un autre indice revient souvent, la couleur. Pendant l’affrontement entre les deux Green Lanterns, une lumière rouge brillait à l’extérieur de la pièce. Pour les fans de DC, le sous-texte est évident: le rouge renvoie à la rage dans le spectre des Lanterns.
Cette idée est renforcée par Sinestro, qui souffle à Hal Jordan une question empoisonnée sur ce qu’est John Stewart pour lui. Sa réponse tient en deux mots : « mon remplaçant ». Il y a aussi Guy Gardner, joué par Nathan Fillion, troisième membre du Corps aperçu dans les bandes-annonces.
Et au fond, la menace avance. Les Manhunters, groupe robotique créé par les Gardiens avant d’être banni puis remplacé par le Green Lantern Corps, arrivent. Ils connaissent la faiblesse des Lanterns. L’hypothèse posée par les indices vus jusqu’ici, c’est qu’ils pourraient utiliser cette rage rouge pour dresser leurs ennemis les uns contre les autres avant de frapper.
Pourquoi ça change la grammaire des séries de super-héros
Ce qui ressort, c’est moins une série de super-héros classique qu’un récit de défiance. Lanterns prend un héritage très balisé et choisit de fissurer son héros le plus installé. Le vrai suspense, du coup, n’est pas seulement de savoir qui attaque, mais ce que la colère fait à ceux qui sont censés protéger le monde.
Si la série tient cette promesse, DC n’ajoutera pas juste une adaptation de plus. Elle testera quelque chose de plus délicat: jusqu’où on peut tordre un mythe sans le casser.