En bref
- Trois sagas dystopiques brillent hors Hunger Games
- Le Labyrinthe pousse le préquel le plus loin
- Neal Shusterman prépare un retour aux origines
On parle beaucoup de Hunger Games en ce moment, avec Sunrise on the Reaping qui arrive bientôt au cinéma. Mais le vrai sujet, si vous aimez la dystopie, est ailleurs aussi, dans ces séries qui ont compris qu’un préquel ne sert pas juste à exploiter une licence. Il peut vraiment rejouer un univers.
Quand Divergente change une seule décision
Le cas le plus curieux, c’est The Sixth Faction de Veronica Roth. Techniquement, ce n’est pas un préquel. Plutôt une version parallèle, un et si appliqué à Divergente.
Le livre, premier tome d’une duologie prévue, repart de l’univers connu mais bifurque au moment de la cérémonie de choix de Beatrice « Tris » Prior. Une tragédie survient, et elle ne prend pas la route que les lecteurs connaissent. Elle ne choisit donc pas les Audacieux. Résultat, on retrouve le même monde, mais avec une autre timeline, des révélations qui tombent beaucoup plus tôt et un regard plus riche sur l’ensemble. Même les films inachevés de la saga y gagnent une sorte d’écho, ce qui n’est pas rien.
Le Labyrinthe a eu besoin de deux livres pour remonter à l’origine
Là, on est sur du préquel au sens classique. Et même en double. James Dashner a ajouté à The Maze Runner deux romans qui se lisent presque comme un seul grand mouvement.
D’abord, The Kill Order, publié un an après The Death Cure. Le récit se déroule treize ans avant l’arrivée de Thomas dans le Bloc et revient sur les éruptions solaires qui ravagent la planète, puis sur le virus Flare. On suit un petit groupe de jeunes dans ce monde cassé, jusqu’à l’apparition de l’organisation World In Catastrophe: Killzone Experiment Department, ou WICKED, et d’un garçon nommé Stephen, futur Thomas.
Puis vient The Fever Code. Cette fois, le livre fait le pont entre The Kill Order et The Maze Runner, en s’intéressant à l’enfance de Thomas chez WICKED, à la prise de pouvoir de l’organisation et à la façon dont elle devient ce qu’elle est au début de la saga principale. Lu seul, ça marche. Lu avec l’autre, c’est beaucoup plus fort.
Chez Neal Shusterman, le passé arrive seulement maintenant
Le plus intéressant, peut-être, c’est Rising Thunder de Neal Shusterman. Parce qu’ici, le préquel arrive après une série déjà très solide, Arc of a Scythe, composée de Scythe, Thunderhead, The Toll et Gleanings.
Cette nouvelle trilogie commence en 2042 et doit paraître le 1er décembre. Elle remonte à la fin de ce qu’on appelle l’Age of Mortality, explore l’origine du Thunderhead, cette IA bienveillante qui gouverne la société, et les débuts des Scythes, chargés de réguler la population dans un monde qui a vaincu la maladie, la faim, la guerre et même la mort. Le cadre de futur proche rend l’ensemble franchement plus saisissant. Et surtout, le livre est présenté comme capable de tenir debout seul. C’est souvent là qu’un préquel prouve sa valeur, quand il ne dépend pas uniquement de la nostalgie.