En bref
- Adaptation la plus rapide de la saga
- Le studio n’avait pas tout planifié
- L’avenir dépend encore de Suzanne Collins
Un an entre un livre et son adaptation cinéma, pour The Hunger Games, c’est nouveau. Et c’est assez rare pour alimenter une idée simple, le studio savait forcément quelque chose. En réalité, non. Le cas Sunrise on the Reaping est plus rapide, pas plus mécanique.
Un accélérateur inédit pour la saga
Publié en mars 2025 par Suzanne Collins, Sunrise on the Reaping arrive au cinéma avec un délai record pour la franchise. C’est le sixième film tiré de l’univers, et aussi le deuxième préquel après The Ballad of Songbirds and Snakes.
Le récit remonte 24 ans avant l’histoire originale. On y suit la victoire de Haymitch Abernathy lors des 50e Hunger Games, ceux qu’on connaît aussi comme le Second Quarter Quell. Pour une saga qui a l’habitude de prendre son temps, ce rythme a de quoi surprendre.
Après Mockingjay, ils pensaient vraiment avoir fini
Il faut replacer ça dans le parcours de la série. Parmi les grosses adaptations young adult des années 2010, The Hunger Games a tenu quand Divergent ou The Maze Runner ont fini par sortir du radar. Ce n’est pas un hasard, la matière continue d’exister parce que Suzanne Collins revient encore à cet univers, et que Lionsgate suit.
Mais le studio n’a pas toujours eu un coup d’avance. Nina Jacobson, productrice de la franchise, explique qu’après la trilogie originale, adaptée en quatre films avec Mockingjay, l’équipe pensait que l’histoire était close. L’arrivée de The Ballad of Songbirds and Snakes a donc été une vraie surprise.
Ce qui a changé avec Sunrise
Cette fois, Lionsgate a simplement été prévenu un peu plus tôt. Lors de la première de The Ballad of Songbirds and Snakes, l’agent de Suzanne Collins a laissé entendre qu’un autre livre était en cours. Sauf que le manuscrit est arrivé bien plus tôt que ce que l’équipe imaginait.
Résultat, le studio a pu avancer en amont. Pas en public, évidemment. Nina Jacobson raconte que tout est resté sous très haute confidentialité, avec accords de non-divulgation et plusieurs mois de silence avant l’annonce du livre. En gros, ils étaient plus prêts que d’habitude, voilà tout.
Le futur reste en mode attente
Là où c’est intéressant, c’est que ce coup d’accélérateur ne change pas la logique de fond. Il n’existe pas de pipeline fixe entre Suzanne Collins et Lionsgate. Après Sunrise on the Reaping, la franchise revient à son état habituel, attendre et voir.
Nina Jacobson dit clairement qu’ils n’ont aucune idée d’un éventuel nouveau livre. Ils espèrent un autre signe, rien de plus. Le prochain rendez-vous, lui, est déjà calé, The Hunger Games: Sunrise on the Reaping sortira le 20 novembre. Et ça dit pas mal de choses sur la saga, sa vraie force n’est peut-être pas sa machine hollywoodienne, mais l’imprévisibilité de son autrice.