Meta change de cap et renforce son emprise sur les smart glasses

Meta lance des lunettes connectées à environ 280 euros, sans logo Ray-Ban ni Oakley. Un virage important face à Snap et dans un marché déjà très verrouillé.

Meta
Image d'illustration. Meta — Meta / PR-ADN
  • Meta change de stratégie et lance des lunettes sans marque Ray-Ban ou Oakley, uniquement sous son propre nom.
  • Le produit reste sans écran mais mise sur la caméra, l’audio et Meta AI pour devenir un compagnon quotidien avec traduction et aide contextuelle.
  • Avec une forte autonomie et un prix plus accessible que la concurrence, Meta cherche à renforcer sa domination sur le marché des lunettes connectées.

Meta ne se contente plus de coller sa techno derrière des logos cool. Le groupe lance ses propres lunettes connectées, sobrement baptisées Meta Glasses, à partir d’environ 280 euros, avec une idée assez limpide, rendre le produit plus accessible et beaucoup plus identifiable comme un objet Meta.

Meta change de stratégie de vitrine

Cette nouvelle gamme est toujours fabriquée avec EssilorLuxottica, un partenaire déjà central dans les précédentes lunettes du groupe. Sauf que cette fois, pas de badge Ray-Ban, pas de signature Oakley. Juste Meta. Et ce n’est pas anodin.

Les Meta Glasses sont disponibles dès aujourd’hui dans plusieurs pays, avec différents coloris et combinaisons de verres. Pour une catégorie qui cherche encore son grand public, ce virage de marque dit une chose, Meta veut installer son nom en façade, pas seulement en coulisses. Clairement, on est au-delà du simple accessoire geek.

Moins gadget qu’il n’y paraît

Pas d’écran embarqué ici. Mais une caméra, des haut-parleurs personnels et un bouton dédié qui lance par défaut Meta AI, avec possibilité de le reconfigurer pour une autre fonction.

L’assistant peut répondre à des questions très variées, du score d’un match aux restos du coin, comprendre ce que vous regardez et aider à organiser le quotidien. Meta promet aussi l’arrivée prochaine de la navigation piétonne, avec guidage pas à pas pour marcher en ville. Résultat, le produit se place plus comme un compagnon audio et IA que comme une mini-tête haute façon sci-fi.

Et ce n’est pas tout. La traduction en direct va gagner 14 nouvelles langues, dont le japonais, le mandarin, le hindi et le coréen. Pour un objet sans écran, c’est quand même le genre de fonction qui peut faire la différence dans l’usage réel.

Le prix n’est pas un détail

Meta annonce plus de huit heures d’autonomie sur les lunettes, avec un étui de charge ajoutant jusqu’à 40 heures d’usage. Sur ce type de produit, c’est le genre de promesse qui compte autant que l’IA elle-même.

Mais le vrai coup, c’est le tarif. La gamme arrive une semaine après les Specs de Snap, affichées à environ 2045 euros. L’écart est brutal. D’un côté, un ticket d’entrée qui tente d’ouvrir le marché. De l’autre, un prix qui le referme aussitôt.

Selon les données de Counterpoint Research, Meta et EssilorLuxottica pèsent déjà plus de 80% du marché. Du coup, ce lancement n’a rien d’anecdotique, il renforce un duo qui tient déjà la table.

Des montures pensées pour ratisser large

Côté design, la gamme ne joue pas l’uniforme. La monture Meta Adventurer adopte une forme rectangulaire et existe en taille standard ou large. Meta Fury part sur quelque chose de plus boxy, très proche de styles masculins déjà bien installés.

La plus visible, forcément, c’est la version conçue avec Kylie Jenner. Meta Glasses by Kylie mise sur une monture ovale et fine. Bon, la techno compte, mais sur des lunettes, le look fait souvent la moitié du boulot.