En bref
- Avengers: Doomsday relance la nostalgie Endgame
- L’absence de Scarlett Johansson frappe davantage
- Un retour dans le MCU reste très flou
Le plus curieux avec Avengers: Doomsday, c’est qu’en voulant rejouer la magie de Endgame, Marvel Studios remet aussi en vitrine l’un de ses choix les plus contestés. Voir revenir des visages et des talents associés à la fin de la Infinity Saga, alors que la Multiverse Saga a souvent paru plus chaotique, a quelque chose de rassurant. Mais il y a un trou dans l’image. Et il se voit.
Le retour des anciens ravive une vieille frustration
Marvel Studios semble avoir trouvé dans Avengers: Doomsday une façon de refermer proprement cette phase compliquée. Le studio mise sur des artisans d’Avengers: Endgame, devant comme derrière la caméra, avec une dose de nostalgie assez calculée.
Sauf que cette nostalgie a un effet secondaire. Robert Downey Jr. revient, même si ce sera en Doctor Doom et non en Tony Stark. Chris Evans peut aussi réapparaître, son départ étant resté plus ouvert. Thor est confirmé, et l’on s’attend aussi à revoir Hulk et Hawkeye. Dans ce tableau, l’absence de Natasha Romanoff saute encore plus aux yeux.
Le sacrifice de Natasha n’a jamais été digéré
À l’époque, Endgame avait su boucler le parcours de plusieurs Avengers historiques avec une vraie tenue. Le sacrifice d’Iron Man face à Thanos a été largement accepté. La retraite de Steve Rogers, aussi.
Pour Black Widow, c’était autre chose. Sur Vormir, elle se sacrifie pour obtenir la Pierre de l’Âme, en devançant Clint Barton. Or beaucoup voyaient justement dans le passé trouble de Clint en Ronin la possibilité d’une rédemption logique. À la place, le MCU éliminait sa seule Avenger fondatrice féminine, un personnage déjà jugé sous-exploité pendant des années. Résultat ? La sortie n’a jamais vraiment cicatrisé.
Marvel n’a pas fermé la porte, mais rien n’avance
Depuis, le dossier Scarlett Johansson reste bizarrement immobile. Après Endgame, elle est bien revenue dans Black Widow, mais ce film était une préquelle. En 2021, Kevin Feige expliquait qu’elle développait un projet secret dans la franchise. Depuis, plus grand-chose. Pas d’annonce solide, pas de calendrier, pas de précision.
Le vrai enjeu dépasse un simple caméo
Il y a aussi l’arrière-plan avec Disney. Le conflit public autour de la stratégie de sortie de Black Widow a été réglé, et tout indique que Johansson garde de bonnes relations avec les équipes du MCU, y compris Feige. Mais un retour, que ce soit en Natasha ou dans un tout autre rôle, dépend surtout d’elle.
Et le timing compte. L’actrice est aussi prise par The Batman Part II de Matt Reeves. Ce qui rend l’absence encore plus parlante, c’est moins une impossibilité narrative qu’un signal industriel. Marvel sait faire revenir presque tout le monde. Quand quelqu’un manque à l’appel, vous le remarquez vite. Surtout quand ce manque rappelle une décision que le public n’a jamais tout à fait avalée.