En bref
- Jimmy Tatro négocie le rôle de Gorilla Grodd
- DC Crime miserait sur un faux docu criminel
- Le projet peut révéler le vrai ton du DCU
Le possible choix de Jimmy Tatro pour jouer Gorilla Grodd n’a rien d’anodin. Si l’information se confirme, DC Crime ne sera pas juste un spin-off de plus dans le DCU, mais un test grandeur nature de sa capacité à assumer des personnages franchement bizarres, au bon sens du terme.
D’après Deadline, l’acteur est en discussions pour rejoindre la série autour de Jimmy Olsen. C’est, pour l’instant, la mise à jour la plus concrète sur ce projet, qui n’a toujours pas reçu de feu vert officiel. La première saison tournerait autour de Grodd, avec un format présenté comme une sorte de docu true crime, et Jimmy Olsen en hôte.
Un casting qui change la couleur du projet
Sur le papier, prendre Jimmy Tatro raconte déjà quelque chose. On l’a vu récemment dans Scream 7, mais aussi dans American Vandal sur Netflix et dans Modern Family sur ABC. Ce n’est pas un détail. Son profil colle assez bien à une série qui voudrait marcher sur une ligne fine, entre sérieux du dispositif et absurdité du matériau.
Et c’est là que le projet devient intéressant. Pas seulement parce que Grodd est connu, mais parce qu’il impose un ton. Un singe télépathe surdoué qui veut dominer à la fois les humains et les singes, ça peut vite tomber à plat si la série n’assume pas totalement son univers.
Pourquoi Grodd pèse lourd dans l’univers DC
Gorilla Grodd, c’est d’abord un grand adversaire de Flash, donc un personnage directement relié à une figure majeure de la Justice League. Dans les comics, il est décrit comme un primate télépathe à l’intelligence hors norme, régulièrement stoppé par Flash. Vous voyez le genre, un méchant très pulp, très comics, impossible à rendre banal.
Le personnage a aussi déjà existé à l’écran, notamment dans l’Arrowverse de The CW, où il a semé le chaos dans plusieurs saisons de The Flash. Il traîne donc avec lui un vrai capital sympathie chez les fans. Mais aussi une attente technique et visuelle, clairement.
Un faux docu criminel pour raconter le plus étrange
L’autre indice important, ce sont les créateurs. Tony Yacenda et Dan Perrault, à l’origine d’American Vandal, savent manier la grammaire du faux documentaire criminel. Du coup, voir DC Crime adopter ce cadre n’a rien d’accidentel.
Ça colle aussi à l’historique de Jimmy Olsen, personnage souvent embarqué dans les aventures les plus improbables de l’univers DC. Dans les comics, il a été loup-garou, chimpanzé, garçon-tortue, et même point de contact avec les New Gods. Bref, si la série cherche un adversaire à la fois iconique et assez dingue pour tenir ce ton, Grodd ressemble à un choix très logique.
Le DCU joue déjà une part de son identité
Le contexte compte quand même. Supergirl n’a pas trouvé le succès espéré au box-office, alors que l’avenir du DCU paraît plus solide du côté des personnages que le public a retenus dans Superman, notamment le Jimmy Olsen de Skyler Gisondo.
Si cette série se fait, elle dira quelque chose de simple. Est-ce que le DCU veut lisser ses coins les plus étranges, ou au contraire bâtir une identité capable d’embrasser ses idées les plus folles ? À moyen terme, la réponse compte presque plus que ce casting lui-même.