La carrière en dents de scie de Courteney Cox

Image d'illustration. Courteney CoxNBC / PR-ADN
La difficulté de se détacher de Friends a rendu ses choix cinématographiques périlleux.
Tl;dr
- Courteney Cox a eu du mal à se détacher du succès mondial de Friends, malgré son rôle marquant dans Scream.
- Le film Zoom: Academy for Superheroes, où elle joue Marsha Holloway, a été un échec critique et commercial cuisant.
- Ses autres projets post-Friends n’ont jamais égalé le succès de Monica Geller, illustrant la difficulté de rebondir après un rôle iconique.
Une carrière marquée par l’ombre de Friends
Difficile de sortir indemne du succès planétaire d’une série comme Friends. Pour Courteney Cox, l’après-Monica Geller a ressemblé à un parcours semé d’embûches, entre attentes démesurées et projets en demi-teinte. Bien qu’elle ait brillé dans la saga Scream, où elle incarnait la journaliste Gale Weathers, un rôle obtenu de haute lutte, notamment grâce à une lettre convaincante adressée au réalisateur Wes Craven, ses autres tentatives cinématographiques n’ont jamais égalé ce triomphe populaire.
Zoom, l’accident industriel
Parmi ces échecs notoires, un titre revient avec insistance : Zoom: Academy for Superheroes. Adaptation d’un livre jeunesse signé Jason Lethcoe, le long-métrage mis en scène par Peter Hewitt (à qui l’on doit aussi Garfield: The Movie) réunit pourtant une distribution prometteuse, dont Tim Allen. L’intrigue ? Jack Shepard, ex-superhéros campé par Allen, se voit contraint de former une nouvelle équipe pour affronter son propre frère revenu des limbes dimensionnelles. Courteney Cox, elle, interprète la psychologue Marsha Holloway, fascinée par le héros fatigué.
Malgré ces ingrédients, rien n’a fonctionné. Le film s’est attiré les foudres de la critique et du public. Un rapide aperçu :
- Bide au box-office : seulement 12,5 millions de dollars pour un budget dépassant les 75 millions.
- Désastre critique : 5% sur Rotten Tomatoes ; comparaisons peu flatteuses dans la presse britannique comme américaine.
Une abonnée aux déceptions cinématographiques
Ce revers est d’autant plus cuisant que les autres tentatives post-Friends n’avaient déjà pas convaincu : le thriller psychologique November, passé quasi inaperçu malgré sa sortie peu après la fin de la série culte ; l’animé « Barnyard », dont le relatif succès commercial n’a pas suffi à compenser des critiques mitigées. Mais aucun de ces films n’a atteint le niveau d’embarras suscité par Zoom.
L’héritage paradoxal d’un fiasco annoncé
Certes, l’étiquette de « pire film » demeure tenace, qu’il s’agisse des classements Letterboxd ou Rotten Tomatoes, même si certains précédents navets sont parfois réhabilités avec humour. Mais ici, pas de miracle : ni même une reconnaissance « so-bad-it’s-good ». Si l’on retient aujourd’hui quelque chose de cette période, c’est bien l’extrême difficulté à rebondir après avoir marqué toute une génération dans un rôle iconique.