Krapopolis arrive sur Fox, et la Grèce antique part déjà en vrille

La nouvelle série animée de Dan Harmon débarque fin septembre sur Fox avec une famille antique franchement instable. Et le casting vocal suit.

Technicien devant l’écran de Krapopolis
Image d'illustration. La série « Krapopolis » arrive sur Fox. — ADN

En bref

  • Krapopolis arrive le 24 septembre sur Fox
  • Dan Harmon revisite la Grèce antique en cartoon
  • La série rejoint Animation Domination dès le 1er octobre

Dan Harmon revient avec une nouvelle série animée, et le terrain de jeu est assez bien trouvé. Avec Krapopolis, le co-créateur de Rick et Morty déplace son goût du chaos vers la Grèce antique, dans une comédie centrée sur une ville naissante que ses dirigeants passent visiblement plus de temps à saboter qu’à construire.

Dan Harmon remixe les mythes à sa façon

L’idée est simple, donc efficace. Une famille composée d’humains, de dieux et de monstres tente de faire tourner l’une des premières villes du monde sans s’entretuer. Dit comme ça, on voit tout de suite la promesse, une satire politique miniature, passée au filtre du cartoon absurde.

Et le nom de la ville, Krapopolis, donne déjà le ton. Pas très subtil, mais clairement assumé.

Une famille impossible au cœur de la ville

Au centre, il y a Tyrannis, fils mortel d’une déesse et roi aussi narcissique qu’égocentrique. C’est lui qui essaie de garder un semblant d’ordre dans une cité qui a l’air de mériter sa réputation.

Autour de lui, ça se complique vite. Sa mère, Deliria, est la déesse de l’autodestruction et des mauvais choix. Puissante, mesquine, et apparemment plus motivée par la compétition avec l’Olympe que par l’idée de civilisation. Son père, Shlub, un mantitaure moitié centaure moitié manticore, se voit surtout comme un bon vivant obsédé par le plaisir, le genre à rappeler qu’il sera au bar si on le cherche.

Le reste de la famille n’aide pas. Stupendous, demi-sœur de Tyrannis, est la fille de Deliria et d’un cyclope. Puis il y a Hippocampus, demi-frère né de Shlub et d’une sirène, décrit comme un vrai désastre biologique. Résultat, la série semble miser moins sur l’héroïsme antique que sur le pur dysfonctionnement familial.

Une case très exposée sur Fox

La diffusion commence le 24 septembre sur Fox. Mais le détail qui compte arrive juste après. Dès le 1er octobre 2023, Krapopolis intégrera le bloc Animation Domination de la chaîne.

Ce n’est pas une place anodine. La série sera programmée après Les Simpsons, puis avant Bob’s Burgers et Family Guy. En gros, Fox la cale au milieu de ses marques les plus solides en animation, ce qui ressemble à un vrai vote de confiance.

Un casting vocal qui sait manier l’absurde

Côté voix, la série aligne Hannah Waddingham, vue dans Ted Lasso, Richard Ayoade de The IT Crowd, Matt Berry de What We Do in The Shadows, ainsi que Pam Murphy et Duncan Trussell, respectivement passés par Mapleworth Murders et The Midnight Gospel.

Il y a aussi une bande-annonce, déjà en ligne, qui confirme l’intention. Un humour chargé, des créatures improbables, et cette sensation que Krapopolis ne cherche pas du tout la relecture sage du mythe. Franchement, c’est sans doute ce qu’il fallait.

Vos questions, nos réponses

Qui est derrière Krapopolis ?

La série est créée et produite par Dan Harmon. Pour beaucoup de spectateurs, son nom renvoie tout de suite à Rick et Morty, ce qui donne une indication assez nette sur le ton attendu, entre satire, absurdité et personnages difficiles à aimer mais efficaces à l’écran.

Pourquoi la case horaire sur Fox compte autant ?

Parce qu’être placé dans Animation Domination, entouré de séries aussi installées que Les Simpsons, Bob’s Burgers et Family Guy, offre une exposition énorme. Pour une nouveauté, c’est presque un test en conditions idéales.

La série adapte-t-elle les mythes grecs de façon fidèle ?

Rien n’indique une approche fidèle au sens classique. Tout pointe vers une utilisation libre de la mythologie, surtout comme décor comique. Les dieux, les monstres et les liens familiaux servent ici à fabriquer du conflit et du gag, pas une leçon d’histoire antique.

Que laisse entendre le casting vocal ?

Le choix de comédiens comme Richard Ayoade, Matt Berry ou Hannah Waddingham suggère une série très portée sur le rythme des dialogues et la personnalité des voix. Dans l’animation, ce n’est pas un détail, parfois c’est même ce qui fait tenir tout le projet.

Jordan Servan

Spécialiste Pop Culture

Rédacteur sur Begeek.fr depuis 2014, passionné par les jeux vidéo, les séries TV et le cinéma.

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