Excalibur, le film fantasy de 1981 cher à Zack Snyder

Sorti en 1981 et réalisé par John Boorman, « Excalibur » compte parmi les films fondateurs cités par Zack Snyder, figure majeure du blockbuster hollywoodien.

Excalibur
Image d'illustration. Excalibur — Orion Pictures / PR-ADN

Tl;dr

  • « Excalibur » a influencé la carrière de Zack Snyder.
  • Les deux réalisateurs divisent par leur style visuel.
  • La forme prime souvent sur la profondeur narrative.

Un héritage cinématographique singulier

Peu de films de fantasy des années 1980 suscitent autant d’analyses contradictoires que Excalibur, l’épopée médiévale réalisée par John Boorman. Sorti en 1981, ce long-métrage ambitieux s’est rapidement imposé comme une référence pour nombre de créateurs, à commencer par Zack Snyder. Ce dernier, désormais figure incontournable du blockbuster hollywoodien, cite d’ailleurs volontiers Excalibur parmi ses œuvres fondatrices. Une filiation qui n’a rien d’un hasard tant les deux hommes partagent une vision du cinéma où l’image domine souvent le récit.

L’esthétique avant tout ?

Dès sa sortie, Excalibur divise. Si son budget – 11 millions de dollars, une somme conséquente pour l’époque – se retrouve à l’écran dans des tableaux somptueux et une atmosphère immersive, la critique pointe un défaut récurrent : un scénario jugé confus et des personnages peu incarnés. Pourtant, le film s’inspire du monument littéraire de Thomas Malory, « Le Morte d’Arthur », et aligne un casting impressionnant : Helen Mirren, Patrick Stewart, mais aussi des révélations comme Liam Neeson, Ciaran Hinds ou encore Gabriel Byrne. Leur prestation contribuera d’ailleurs à lancer leur carrière outre-Atlantique.

Zack Snyder, un héritier assumé

Cette priorité accordée à la forme n’est pas sans rappeler la patte si particulière de Zack Snyder. Depuis ses débuts derrière la caméra – il a commencé dans le clip musical –, le réalisateur est régulièrement accusé de privilégier l’esthétique visuelle au détriment du développement narratif ou émotionnel. Ses blockbusters comme Man of Steel, Watchmen, ou encore le controversé Sucker Punch, ne laissent personne indifférent. À l’instar de Boorman, Snyder cultive l’ambiguïté : adulé pour ses images léchées, critiqué pour son manque de profondeur scénaristique.

Une influence revendiquée et persistante

Pourquoi cette comparaison perdure-t-elle ? On pourrait dresser la liste suivante pour éclairer ce lien :

  • L’audace stylistique et l’atmosphère marquante.
  • L’accueil critique partagé autour des choix artistiques.
  • L’importance donnée au spectacle plutôt qu’à la psychologie des personnages.

Si certains verront dans ce rapprochement une limite commune aux deux cinéastes, d’autres y liront un hommage assumé à un cinéma où chaque plan cherche à marquer durablement l’imaginaire. Un choix artistique qui ne cesse d’alimenter le débat critique depuis plus de quarante ans.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

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