En bref
- Robert Downey Jr. justifie son retour chez Marvel.
- Il veut passer du meilleur héros au méchant.
- Doctor Doom s’annonce déjà surpuissant.
Il revient, oui, mais pas pour rejouer la nostalgie. Robert Downey Jr. a désormais une formule pour expliquer son retour dans le MCU, et elle résume assez bien l’ambition du projet. Selon Kevin Feige, l’acteur lui a dit « J’ai joué le meilleur héros… je peux jouer le meilleur méchant ».
Un retour pensé comme un contre-emploi
Pendant un moment, beaucoup avaient accepté l’idée que l’histoire de Tony Stark s’était refermée avec sa mort dans Avengers: Endgame. Puis les Russo Brothers ont confirmé que Robert Downey Jr. reviendrait dans Avengers: Doomsday, mais sous un autre visage, celui de Victor Von Doom.
C’est là que le choix devient intéressant. On pouvait s’attendre à un retour de secours, un clin d’œil géant à l’ère Iron Man. Ce n’est pas ce qui se dessine. Marvel prend son acteur le plus associé au héros fondateur du studio et le déplace vers le camp d’en face. Clairement, ce n’est pas anodin.
Pourquoi Marvel mise sur lui pour Doom
Sur scène, Kevin Feige a aussi défendu l’évidence de ce casting. Il a décrit Doctor Doom comme un personnage qui cumule plusieurs dimensions, à la fois scientifique, technologue, sorcier et souverain. Et il a insisté sur ce qu’il faut pour porter un tel rôle, cette part de complexité, de tragédie et de charisme.
Dit autrement, Doctor Doom n’est pas juste un méchant en armure. C’est une figure totale, presque une machine à concentrer plusieurs facettes du blockbuster moderne dans un seul personnage. Pour un acteur comme Robert Downey Jr., qui a déjà porté le versant le plus flamboyant du MCU, le terrain de jeu est assez logique.
Un Doom déjà montré comme une force brute
Les descriptions des images diffusées à CinemaCon vont dans le même sens. À ce stade, Doom est présenté comme extrêmement puissant, au point de faire surgir des Sentinels du sol puis de les réanimer pour qu’ils attaquent ses ennemis.
Et il y a ce détail qui reste en tête. Thor lance Stormbreaker, et Doctor Doom l’arrête avec un doigt. Pas un bouclier, pas une autre arme, même pas la main entière. Un doigt. En gros, Marvel veut installer tout de suite une menace qui écrase l’échelle habituelle.
La piste Tony Stark et ce que ça changerait
Reste la grande inconnue. Doctor Doom sera-t-il une version alternative de Tony Stark, venue d’un autre univers après avoir suivi une trajectoire radicalement différente ? Rien n’est confirmé, mais l’hypothèse tient.
Si c’est bien le cas, les conséquences sont évidentes pour les personnages historiques. Steve Rogers et Thor, annoncés comme des éléments importants du film, se retrouveraient face à une figure qui leur est familière et étrangère à la fois. Même chose pour Spider-Man, désormais isolé puisque plus personne ne se souvient de lui, et qui pourrait affronter une version déformée de son mentor.
Le film arrivera en salles le 18 décembre. Et derrière le simple retour d’une star, on voit surtout un MCU qui cherche à rejouer sa propre mémoire, en transformant son héros le plus emblématique en menace centrale. Sur le papier, c’est quand même une idée plus forte qu’un caméo.