Avengers: Doomsday, Robert Downey Jr. face à l’ombre d’Endgame

Robert Downey Jr. le dit lui-même, Doctor Doom joue gros. Pour que Avengers: Doomsday existe vraiment, Marvel devra retrouver l’impact émotionnel d’Endgame.

Avengers Doomsday
Image d'illustration. Avengers Doomsday — Marvel / PR-ADN

En bref

  • Robert Downey Jr. sent la pression autour de Doctor Doom
  • Marvel veut éviter l’effet de comparaison avec Endgame
  • Le vrai juge sera l’impact émotionnel du film

Le poids d’Avengers: Doomsday repose peut-être moins sur sa taille que sur un visage, celui de Doctor Doom. Et donc, très directement, sur Robert Downey Jr..

Dans le fond, c’est assez logique. Depuis Avengers: Infinity War et Avengers: Endgame, le MCU a continué d’avancer, mais aucun film n’a vraiment retrouvé cette sensation de sommet. La source rappelle qu’il y a plusieurs raisons à cela, y compris le choc de la pandémie en 2020. Mais elle pointe surtout un manque plus simple à comprendre, l’absence d’un antagoniste du calibre de Thanos.

Le vrai test, ce n’est pas l’ampleur, c’est Doctor Doom

Pour Robert Downey Jr., la clé est limpide. Il explique à CBR que, plus que sur d’autres films, Doomsday doit assumer la portée de ce qu’il raconte, tout en rappelant qu’un blockbuster de super-héros ne vaut jamais mieux que son méchant. Et il relie même ce constat à Infinity War, en disant en substance que le public savait qu’il allait devoir se mesurer à Josh Brolin.

C’est là que le retour de l’ancien Iron Man prend une couleur un peu étrange, presque risquée. Les fans étaient ravis de le revoir dans le MCU, mais ce retour traîne aussi un paquet d’attentes. Jouer le prochain grand ennemi après avoir incarné l’un des héros les plus aimés, ce n’est pas un simple caméo de luxe.

Downey parle d’une machine à ne pas décevoir

L’acteur dit aussi qu’il essaie de rester à distance de l’expérience purement subjective. Il cherche à penser comme les frères Russo, à se projeter dans la salle d’écriture, puis à se demander ce qui n’a pas encore été fait aussi bien que possible.

Il évoque des essais, des déplacements, une forme d’expérimentation. Mais surtout, il estime que le film a fini par trouver une structure capable de tenir debout. Selon lui, l’enjeu dépasse sa seule performance, cela tient à l’architecture du récit et aux autres personnages. Bon, c’est une manière assez lucide de dire que l’exécution compte moins que le dispositif narratif.

Pourquoi Infinity War et Endgame restent le plafond

Ce n’étaient pas seulement de bons films. Infinity War et Endgame sont devenus des expériences de pop culture, avec un impact émotionnel qui dépasse encore aujourd’hui le simple souvenir d’une séance.

La source insiste sur un point très juste, surtout pour Infinity War. Pour la première fois de façon aussi nette, les héros ne s’en sortaient pas. Il y avait de vraies pertes, et un vrai choc. Résultat, la barre est montée très haut. Quand même très haut.

Le retour des Russos ne suffira pas sans attachement

Oui, Avengers: Doomsday a des arguments. Le retour de Robert Downey Jr., celui des frères Russo derrière la caméra, une promesse d’échelle encore plus large, et un grand nombre de personnages attendus.

Mais la source le résume bien sans le dire frontalement, tout cela ne servira à rien si le public ne s’attache pas à ce qu’il voit. Si les spectateurs ne ressentent pas le danger à travers les personnages, le film ratera sa cible. Et c’est sans doute la vraie question pour la suite du MCU, pas seulement réussir un nouvel événement, mais retrouver ce lien émotionnel qui transforme un gros film en moment collectif.