Clayface ferme presque la porte à une suite, et ça se tient vraiment

Le film d’horreur R-rated de DC raconte bien une origine. Mais son après est déjà visible ailleurs dans le DCU, ce qui change beaucoup la donne.

Clayface
Image d'illustration. Clayface — DC / PR-ADN

En bref

  • Clayface est une origin story très autonome
  • Son avenir existe déjà dans Creature Commandos
  • Une suite n’est pas vraiment indispensable

Le plus intéressant avec Clayface, ce n’est pas sa fin. C’est le fait que le DCU a déjà montré ce qu’il advient ensuite de Matt Hagen.

Le film raconte une naissance, pas un futur infini

Mis en scène par James Watkins, Clayface prend une tangente rare pour un film de comics. On suit Matt Hagen, gamin de Gotham devenu star à Hollywood, avant qu’un caïd local ne le laisse atrocement défiguré. Son entourage le lâche, il tente un traitement de pointe, retrouve en apparence son visage, puis perd pied. La guérison était un leurre. Le film bascule alors dans la vengeance et l’horreur.

Ce qui frappe, c’est son côté presque fermé sur lui-même. Très peu de connexions au reste de l’univers partagé, aucune référence insistante à Batman ou Superman, et même des indices discrets qui ancrent l’intrigue plus tôt dans la chronologie, comme l’absence de smartphones. Bref, on est devant une origin story pure, pas devant un chapitre qui vend déjà trois crossovers.

Le détail qui change tout se cache dans Creature Commandos

À la toute fin, Matt Hagen devient enfin la version boueuse, instable et métamorphe que les fans de DC connaissent. Sur le papier, c’est exactement le genre de conclusion qui appelle une suite. Sauf que cette suite, en quelque sorte, existe déjà.

James Gunn a déjà situé Clayface plus tôt que tout ce qu’on a vu jusqu’ici dans le nouveau DCU. Et dans la saison 1 de Creature Commandos, précisément dans l’épisode 5, Clayface apparaît déjà des années plus tard. Alan Tudyk lui prête sa voix, et il a été confirmé qu’il s’agit bien du même personnage incarné au cinéma par Tom Rhys Harries.

Dans cet épisode, Rick Flag Sr. et Frankenstein découvrent que la professeure Aisla MacPherson est morte, et que Clayface a pris son apparence. La confrontation tourne à la bagarre totale. Il finit électrocuté puis réduit en morceaux. Pas forcément mort pour autant, puisque le film insiste justement sur le fait qu’il est très difficile à tuer.

Entre les deux, on peut remplir les blancs sans exiger une suite

Voilà pourquoi l’idée d’un sequel n’est pas si évidente. Oui, il reste des années entières à raconter entre la naissance du monstre et ce qu’on voit dans Creature Commandos. Oui, on comprend sans mal qu’après avoir détruit sa propre vie, Matt Hagen ait fini par embrasser une carrière criminelle, au service de gens louches, en poursuivant sa spirale meurtrière.

Mais on connaît déjà la direction générale. Et parfois, c’est suffisant. Les films de super-héros ont tendance à empiler suites, reboots et passerelles jusqu’à l’épuisement. Ici, le parcours est tragique, lisible, et finalement assez net.

Reste la vraie question, celle du moyen terme. Si Clayface revient, ce sera sans doute là où sa présence a du sens dans la continuité, pas juste parce qu’un film a bien marché.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

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