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Axelle Lemaire visite les locaux de Focus Home Interactive

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Le Président du SNJV, Guillaume de Fondaumiere, remet officiellement le premier baromètre annuel du jeux vidéo en France à Axelle Lemaire.

« La France est passée du 5ème au 8ème rang mondial et a perdu plus de 5000 emplois hautement qualifiés. »

Lors de sa visite chez l’éditeur français Focus Home Interactive, Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, s’est vu remettre, de la main de Guillaume de Fondaumiere (Quantic Dream), le premier baromètre annuel du jeux vidéo en France, qui a été réalisé par le Syndicat National du Jeu Vidéo (SNJV) et l’IDATE, un laboratoire d’idées qui est spécialisé dans l’économie numérique, les médias, l’internet et les télécommunications et qui était anciennement connu sous le nom de Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe.

Le jeu vidéo français à besoin d’un plan de financement

Cette première étude sur l’industrie du jeu vidéo en France, via le baromètre annuel réalisé par le SNJV et l’IDATE, dresse un état des lieux de la production, de l’emploi et de la situation économique et financière des entreprises.

Si Ubisoft reste la fierté française, d’autres studios aimeraient pouvoir se targuer d’être un représentant important du jeux vidéo en France, malheureusement ces studios ne disposent pas des mêmes budgets et s’intéressent donc au développement de jeux sur smartphones (83,5 %) et tablettes (80 %) ainsi que les jeux sur PC en dématérialisé (75,3 %), car les coûts de développement sont, évidemment, moins chers.

100% des jeux produits en France se destinent aux marchés dématérialisés, tandis que seulement 20% se destinent au seul marché physique. Avec un chiffre d’affaires annuel inférieur à un million d’euros, plus d’une entreprise sur deux autofinance ses productions sachant que l’autofinancement contribue en général à plus du tiers des budgets de production. D’ailleurs, 75% d’entre elles autofinancent leur croissance sur fonds propres ou grâce aux revenus de l’exploitation de leurs productions.

En effet, si ces sociétés comptent sur leurs fonds propres, elles peuvent également compter à 10,3% sur le Fonds d’Aides aux Jeux Vidéo et à 1,9% pour le Crédit d’Impôt Jeu Vidéo. Néanmoins, l’étude permet de savoir que que 25% des studios n’arrivent pas à avoir des prêts bancaires, que 16,5% n’arrivent pas a avoir l’aider d’un investisseur privé et enfin que 16,3% n’arrivent pas à faire des levées de fonds intéressantes…

L’avenir du jeu vidéo ne serait pas en France

Toujours d’après ce premier baromètre annuel du jeux vidéo en France, 84,6% des entrepreneurs se déclarent confiants en l’avenir de leur entreprise, malgré une visibilité de court terme (1 à 6 mois) pour près d’une entreprise sur 2. La majorité d’entre elles (62%) considère cependant que la France est peu attractive pour les entreprises du jeu vidéo et considère que le Canada (notamment au Québec), les Etats-Unis, le Royaume-Unis ou encore les pays nordiques offrent de bien meilleures perspectives pour le secteur.

Selon l’IDATE, l’industrie du jeu vidéo se distingue des autres industries créatives et culturelles par un recours massif au CDI : 70,4% des emplois dans le jeu vidéo en France sont en CDI sachant qu’un recrutement sur deux est en CDI.

Axelle Lemaire aime les jeux vidéo

Durant sa visite dans les locaux de l’éditeur français Focus Home Interactive, la secrétaire d’Etat au Numérique s’est laissée aller à une déclaration avec une référence provenant du très célèbre jeu vidéo Zelda :

« Il faut combattre les clichés liés au jeu vidéo. Je le dis, j’aime les jeux vidéo. Il n’y a pas de déclaration d’amour sans preuve d’amour, je suis présente pour travailler sur le sujet. ‘It’s dangerous to go alone, take this’. »

Crédits Photos : Mélanie Christin
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