En bref
- Le CRM semblait taillé pour un crossover
- The Ones Who Live l’a pourtant déjà neutralisé
- Les morts mutants peuvent devenir la prochaine menace
Le vrai souci de The Walking Dead, aujourd’hui, ce n’est pas l’absence de personnages. C’est l’absence d’une menace assez lourde pour justifier leur retour en meute. Rick et Michonne ont retrouvé une forme de paix, Carol et Daryl sont en Europe, pendant que Maggie et Negan gèrent New York. Tout le monde existe encore, mais chacun dans son coin.
Le CRM était la menace idéale, puis la série l’a brûlée trop vite
Sur le papier, le CRM était parfait. Plus vaste que le Commonwealth, armé, organisé, avec des hélicoptères, une milice, et surtout une portée nationale à travers les États-Unis. Là où le Commonwealth restait une immense communauté, le CRM avait l’allure d’un appareil d’État. Pour un crossover, c’était bien plus solide.
Cette force avait été amorcée dans The Walking Dead via Jadis, avant de vraiment prendre forme dans The Walking Dead: World Beyond. On y découvrait une organisation capable de massacrer des communautés entières, y compris des groupes installés pacifiquement pour vivre et faire de la recherche. Le tableau était net, une puissance froide, brutale, presque fasciste, qui voulait étendre sa domination.
Et pourtant, Rick et Michonne ont fini par décapiter cette structure dans The Walking Dead: The Ones Who Live, avec la mort du major général Beale et l’arrêt de la branche la plus malfaisante du CRM. Résultat ? Le meilleur grand méchant possible a disparu avant même de servir de ciment à toute la franchise.
Depuis, chaque spin-off tente sa piste, sans vraie force de rappel
On peut toujours imaginer des survivances du CRM. Après tout, ce type de régime laisse souvent des héritiers, des groupes satellites, des fidèles qui continuent la même logique. Mais il y a un problème très simple, tout ce qui viendrait après risque de paraître moins fort que ce qu’on a déjà vu.
Ailleurs, la franchise a essayé autre chose. Dans The Walking Dead: Daryl Dixon, Marion Genet, à la tête du Pouvoir des Vivants en France, ressemblait à une excellente candidate. Elle aussi meurt. Du côté de The Walking Dead: Dead City, la menace existe, mais elle passe surtout par des factions en guerre, pas par un antagoniste central capable d’aspirer tout le monde dans le même conflit.
Même le cas Morgan, aperçu pour la dernière fois en train de chercher Rick, ressemble davantage à une intrigue à boucler qu’à une vraie relance d’ensemble.
Et si les zombies redevenaient enfin le vrai problème ?
La piste la plus intéressante n’est peut-être plus humaine. Dans la série principale, les morts ont commencé à évoluer, avec des signes d’intelligence qu’ils n’avaient pas au départ. Et dans Daryl Dixon, des scientifiques manipulent aussi les corps pour transformer les infectés en armes.
C’est peut-être là que la franchise tient son prochain moteur. Pas un chef de guerre de plus, pas une faction de plus, mais des morts différents, plus dangereux, plus rapides à faire basculer le monde. Bref, des zombies redevenus le centre du récit.
Si Rick, Carol, Michonne, Daryl, Maggie et même Negan doivent un jour se retrouver, cette mutation a sans doute plus de poids qu’un énième groupe armé. Et pour la suite, ça change tout, parce que la franchise pourrait enfin replacer l’horreur du côté des morts, pas seulement des vivants.