The Flash débarque chez Stuart, et c’est presque une meilleure idée

Le spin-off de Big Bang Theory a bien eu son caméo super-héroïque. Pas avec Green Lantern, bloqué ailleurs, mais avec un Flash finalement plus logique.

Stuart Fails to Save the Universe
Stuart Fails to Save the Universe — HBO Max / PR-ADN

En bref

  • The Flash remplace Green Lantern dans l’épisode
  • HBO a bloqué l’autre héros à cause de Lanterns
  • Le choix colle mieux au multivers et à l’humour

Le plus intéressant ici, ce n’est pas que The Flash apparaisse dans Stuart Fails to Save the Universe. C’est que la série voulait d’abord Green Lantern, et qu’elle a dû bifurquer. Résultat, ce qui ressemblait à un simple lot de consolation finit par raconter quelque chose de plus large sur les franchises actuelles, leurs frontières, et la façon dont un spin-off geek peut encore s’amuser avec ça.

Le refus qui a changé l’idée

L’épisode s’appelle Spoiler: We Couldn’t Get Green Lantern, et pour une fois le titre dit exactement ce qu’il faut comprendre. Chuck Lorre, co-créateur de la série, avait déjà laissé entendre qu’obtenir un gros caméo relevait parfois d’un coup de fil, avec à la clé un oui ou un non. Là, ce fut non.

La raison est très simple. Zak Penn a expliqué que Green Lantern n’était pas disponible à cause de Lanterns, la série live-action de HBO. L’idée, c’était d’éviter que deux projets autour du même héros se marchent dessus. Logique industrielle, clairement. Penn a d’ailleurs reconnu qu’il comprenait la décision, même si Lorre, lui, l’a assez mal pris.

Pourquoi Flash collait mieux au délire multivers

C’est là que le plan B devient plus malin que le plan A. Selon Zak Penn, avec Bill Prady, ils ont fait remarquer à Chuck Lorre que The Flash collait en fait mieux au récit. Si l’histoire repose sur des passages de dimension en dimension, Flash est plus naturel dans ce rôle que Green Lantern.

Et pas n’importe quel Flash. La série va chercher la version Golden Age, Jay Garrick, incarné par Andy Ridings. Un choix un peu décalé, presque volontairement poussiéreux, que Penn décrit comme plus « silly », donc plus utile pour la mécanique comique de la série. Bref, ce n’est pas le héros le plus cool possible, c’est le héros le plus exploitable.

Un épisode qui joue avec les comics au lieu de les respecter au millimètre

Dans l’épisode, Stuart, joué par Kevin Sussman, et ses amis se retrouvent piégés dans une BD où Mr. Freeze terrorise Gotham City. Ils vont alors chercher Jay Garrick pour les aider. En face, Eric Allan Kramer prête ses traits à Mr. Freeze.

Mais le vrai gag est ailleurs. Zak Penn explique que l’équipe voulait se moquer du lore comics, de ses couches empilées, de ses incohérences, et même du mauvais méchant placé au mauvais endroit, tant que les personnages peuvent le signaler à voix haute. Cette approche permet d’utiliser l’univers super-héroïque sans se faire écraser par les puristes. Et elle a reçu l’aval de Jim Lee côté DC.

Ce n’est pas juste un caméo de plus. C’est une petite démonstration de ce que peut faire un spin-off quand il accepte de bricoler avec les règles au lieu de les vénérer.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

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