En bref
- Steven Soderbergh finit le tournage du film
- Matt Reeves se retire temporairement du plateau
- La postproduction restera pilotée par Reeves
Le tournage de The Batman: Part II va se finir sans Matt Reeves sur le plateau. C’est Steven Soderbergh qui prend le relais pour boucler les dernières semaines de prise de vues principales.
Un relais inhabituel, mais très encadré
Ce n’est pas un remplacement total. Matt Reeves s’éloigne de la production pour des raisons personnelles, mais il ne disparaît pas du film. Warner Bros. précise que Reeves et Soderbergh vont rester en contact pendant cette fin de tournage, avec les acteurs et l’équipe, pour terminer le film selon la vision du réalisateur initial.
Résultat, Steven Soderbergh n’arrive pas pour réinventer le projet. Il arrive pour le finir. La nuance compte, clairement, parce qu’on parle ici des ultimes semaines de tournage, pas d’un redémarrage créatif.
Ce film traîne déjà un historique compliqué
Le contexte n’aide pas. Depuis le premier The Batman, sorti en 2022, cette suite avance par à-coups. Le 6 octobre 2026, on apprenait déjà que Matt Reeves devait se mettre en retrait pour raisons personnelles.
Et avant ça, il y avait eu un autre coup de frein. En 2024, le film avait pris un an de retard, le temps pour Warner Bros. de remettre de l’ordre dans son univers DC. Sur ce genre de franchise, un délai de plus n’est jamais anodin. Ça raconte souvent un studio qui cherche encore la bonne architecture, pendant qu’un auteur essaie de garder la main.
La production veut préserver une seule chose, la patte Reeves
Dans sa communication, Warner Bros. insiste sur le fait que Steven Soderbergh, admirateur du travail de Matt Reeves, s’est proposé pour l’aider avec le soutien complet de DC Studios. Dit autrement, le studio vend cette transition comme une assistance de luxe, pas comme un changement de cap.
Ce n’est pas absurde. Matt Reeves doit revenir en postproduction, donc le film restera aussi façonné au montage et dans ses finitions par celui qui l’a lancé. Et le studio rappelle au passage ce qui fait sa signature, de Cloverfield à Let Me In, en passant par ses deux films Planet of the Apes.
Bon, ce relais dit quand même quelque chose d’assez rare à Hollywood. Même sur une grosse machine de studio, la promesse n’est plus seulement de livrer un film à l’heure. C’est de tenir une vision malgré les secousses. Et dans les mois qui viennent, c’est ça qu’on regardera de près.