Notre avis
Note finale
8/10
À 99 €, les Nothing Ear (3a) frappent fort avec un design toujours réussi, un son dynamique, le LDAC, une ANC efficace et une application complète. L’autonomie avec réduction de bruit reste perfectible, mais le rapport qualité/prix est excellent.
Notes
- Design9/10
- Qualité audio8,5/10
- Réduction des bruits8/10
- Micros7,5/10
- Fonctionnalités9/10
- Autonomie6/10
Avantages
- Tarif de 99€ très aggressif
- Audio Snapshot
Inconvénients
- Autonomie faible avec Audio Snapshot
- Audio spatial statique
Présentation & design
Nothing continue de capitaliser sur ce qui fait immédiatement son identité : la transparence. Les Ear (3a) reprennent donc ce design reconnaissable entre tous, avec des écouteurs qui laissent apparaître une partie de leur structure interne et un boîtier transparent toujours très différent de ce que l’on trouve chez la majorité des concurrents.
Cette génération apporte toutefois une touche plus pop. Nothing ajoute notamment un coloris rose aux versions noire, blanche et jaune. C’est clairement plus joueur, plus assumé, et cela colle bien à l’image de la marque. Les Ear (3a) ne cherchent pas à être les écouteurs les plus discrets du marché, mais plutôt ceux que l’on reconnaît au premier coup d’œil.
Le boîtier évolue lui aussi avec une forme plus arrondie, plus douce en main. Nothing explique s’être inspiré de l’emballage de pilules et reprend aussi le design des oreillettes des Headphone (1) et (a) , et c’est assez visible dans le dessin général. Le résultat peut diviser, mais il a au moins le mérite de ne pas ressembler à un énième galet blanc. Le boîtier conserve aussi une charnière en acier inoxydable et un système magnétique caché, ce qui lui donne une sensation plutôt sérieuse malgré son aspect très ludique.
Autre nouveauté utile : l’arrivée d’une LED de statut sur le boîtier. Elle permet de consulter rapidement le niveau de batterie, l’état de charge ou le mode d’appairage via différents motifs lumineux. C’est un petit ajout, mais typiquement le genre de détail que l’on apprécie au quotidien.
Côté confort, les écouteurs pèsent 4,53 g chacun. Ils sont donc légers et se font assez vite oublier une fois en place. Nothing fournit quatre tailles d’embouts au lieu de trois, du XS au L, ce qui facilite l’obtention d’un bon maintien. C’est important, car un bon ajustement améliore à la fois le confort, les basses et l’efficacité de la réduction de bruit active.

Avant d’aller plus loin, voici les principales caractéristiques des Nothing Ear (3a) :
Fiche technique :
- Type : Écouteurs true wireless intra-auriculaires
- Transducteurs Dynamiques 12 mm
- Réponse en fréquence 20 Hz – 40 kHz
- Diaphragme Dôme PMI + contour TPU
- Codecs : SBC, AAC, LDAC
- Certification : Hi-Res Audio / Hi-Res Wireless
- Réduction de bruit ANC adaptative jusqu’à 45 dB
- Mode transparence : Oui
- Audio spatial : Statique
- Micros : 3 micros MEMS par écouteur
- Bluetooth : Bluetooth 6.0
- Multipoint : Oui
- Autonomie : écouteurs Jusqu’à 6 h ANC off / 4,5 h ANC on
- Autonomie totale : Jusqu’à 42 h avec le boîtier (Charge rapide 5 min pour environ 1 h d’écoute)
- Résistance : IP54
- Application : Nothing X
- Poids : 4,53 g par écouteur
- Prix : 99 €
Les commandes se font toujours par pincement, ce qui reste plus fiable que de simples surfaces tactiles. Un pincement permet de mettre en pause ou de reprendre la lecture, un double pincement passe au morceau suivant, un triple pincement revient en arrière et un appui prolongé permet de gérer le contrôle du bruit et un appui sur les 2 en même temps active la fonction Audio Snapshot. Les gestes peuvent ensuite être personnalisés dans l’application Nothing X.
Côté prix, les Nothing Ear (3a) sont lancés à 99 €, soit le même tarif que les Ear (a) à leur sortie. Nothing ne profite donc pas de cette nouvelle génération pour augmenter le prix, alors que la fiche technique progresse sur plusieurs points importants : transducteur plus grand, Bluetooth 6.0, LDAC, ANC jusqu’à 45 dB, Audio Snapshot, et enregistrement d’appel.
Qualité audio
Les Nothing Ear (3a) passent à un transducteur dynamique de 12 mm, contre 11 mm sur les Ear (a). Nothing annonce des basses jusqu’à 5 dB plus puissantes, avec un diaphragme PMI censé préserver la clarté des voix et des instruments. Sur le papier, l’objectif est donc assez clair : proposer un son plus généreux, plus vivant, mais sans basculer dans une signature trop brouillonne.
À l’écoute, les Ear (3a) restent dans l’esprit Nothing. Le rendu est dynamique, accessible et plutôt flatteur. Les basses sont bien présentes, avec un impact agréable sur de la pop, de l’électro, du rap ou des morceaux très produits. Cela donne immédiatement une sensation d’énergie, sans avoir besoin de pousser le volume.
Les voix restent correctement mises en avant et ne se retrouvent pas complètement écrasées par le bas du spectre. Les aigus apportent assez de clarté pour garder un rendu détaillé, même si l’on sent que Nothing cherche davantage le plaisir immédiat que la neutralité absolue. Ceux qui aiment les signatures très analytiques pourront trouver l’ensemble un peu démonstratif, mais dans cette gamme de prix, le résultat est franchement convaincant.
La bonne nouvelle, c’est que l’application Nothing X permet de reprendre la main assez facilement. L’égaliseur 8 bandes permet de calmer les basses, d’ouvrir un peu les voix ou de rendre l’écoute plus douce selon ses préférences. C’est un vrai avantage par rapport à des écouteurs qui imposent une signature sonore figée.
La présence du LDAC est également un excellent point à 99 €. Sur un smartphone Android compatible, les Ear (3a) peuvent transmettre un flux audio jusqu’en 24-bit/96 kHz. Cela ne transforme pas les écouteurs en modèle audiophile haut de gamme, mais cela leur donne une vraie marge par rapport aux modèles limités au SBC ou à l’AAC. Sur iPhone, il faudra en revanche rester sur l’AAC, comme souvent.
Nothing ajoute aussi un audio spatial statique. L’effet peut élargir la scène sur certains contenus, notamment en vidéo, mais il ne faut pas le confondre avec un système plus avancé avec suivi dynamique de la tête. C’est un bonus sympathique, pas l’argument principal du produit.
Réduction de bruit et mode transparence
Les Ear (3a) proposent une réduction de bruit active adaptative jusqu’à 45 dB. Nothing parle d’une ANC large bande, pensée pour travailler sur une plage de fréquences plus étendue et réduire la sensation de pression dans les oreilles.
Dans les usages classiques, les Ear (3a) s’en sortent bien dans les transports, au bureau ou dans la rue. Les bruits constants sont ceux qui sont le mieux traités : moteur, ventilation, roulement, climatisation ou brouhaha régulier. Comme toujours avec des écouteurs true wireless, les voix proches, les bruits secs ou les sons très imprévisibles resteront plus compliqués à faire disparaître totalement.
Nothing propose trois niveaux d’ANC, ce qui permet d’adapter l’isolation à l’environnement. Le mode transparence est aussi présent pour entendre ce qui se passe autour de soi sans retirer les écouteurs. C’est pratique pour une annonce, une discussion rapide ou simplement pour marcher en ville sans être totalement coupé de l’extérieur. A 99 €, le niveau est très solide.
Appels et Audio Snapshot : le screenshot audio
Pour les appels, Nothing s’appuie sur trois micros par écouteur et sur sa technologie Clear Voice. La marque indique que son système a été entraîné sur 28 millions de scénarios pour mieux isoler la voix et réduire les bruits de fond comme le vent, le trafic ou les travaux.
La vraie nouveauté des Ear (3a), c’est surtout l’arrivée d’Audio Snapshot et de l’enregistrement d’appel. Les écouteurs disposent de 32 Mo de stockage intégré, ce qui leur permet d’enregistrer directement de l’audio. En pinçant les deux écouteurs, on peut capturer jusqu’à une minute de contenu : un extrait de podcast, une phrase importante dans une réunion, un passage de cours ou une idée entendue à la volée. Dommage par contre que cela diminue la batterie des écouteurs ! J’ai vu la différence entre les Ear et les Ear (3a) et le constat est sans appel, mais on y reviendra…
Audio Snapshot peut aussi récupérer jusqu’à 30 secondes avant le déclenchement. C’est probablement l’idée la plus maligne du produit, car elle répond à un usage très concret : ce moment où l’on se dit « j’aurais dû enregistrer ça » alors qu’il est déjà trop tard.
Les Ear (3a) permettent aussi d’enregistrer un appel ou une réunion jusqu’à deux heures. Nothing précise qu’un message est joué pour prévenir les participants que l’enregistrement démarre, ce qui est indispensable pour éviter toute ambiguïté. Les enregistrements sont ensuite synchronisés dans Nothing X, où l’on peut les relire, les partager, les éditer, accélérer la lecture ou générer des transcriptions. Par contre, il faudra garder les écouteurs allumés sinon impossible d’éditer le fichier.
Nothing inclut trois mois de Pro Transcription avec 300 minutes par mois. Cette offre permet de profiter de transcriptions plus rapides et plus précises, avec la possibilité de générer des résumés ou d’identifier les intervenants. La fonction ne sera pas utile à tout le monde, mais elle donne clairement une personnalité aux Ear (3a). Pour les étudiants, journalistes, créateurs ou personnes souvent en réunion, c’est un vrai argument.
Application Nothing X
L’application Nothing X reste l’un des gros points forts de la marque. Elle permet de gérer les commandes, la réduction de bruit, le mode transparence, le multipoint, les mises à jour, l’audio spatial statique ou encore la localisation de la dernière connexion connue des écouteurs.
La partie audio est particulièrement complète. On peut choisir des réglages simples, avec des profils plus équilibrés ou plus orientés basses/aigus, mais aussi passer par un égaliseur 8 bandes pour créer son propre profil sonore. Nothing propose également une bibliothèque d’égaliseurs avec des profils créés par la communauté ou des artistes partenaires. C’est exactement le genre de fonction qui donne envie de personnaliser les écouteurs plutôt que de rester sur le réglage par défaut.
Les utilisateurs de smartphones Nothing profitent aussi d’intégrations supplémentaires, comme l’activation vocale de ChatGPT ou Essential News. Ce ne sont pas des fonctions indispensables pour apprécier les Ear (3a), mais elles renforcent l’intérêt de l’écosystème.

Autonomie et connectivité
Nothing annonce jusqu’à 42 heures d’écoute avec le boîtier. C’est une valeur maximale intéressante, mais il faut la nuancer. Les écouteurs seuls sont annoncés jusqu’à 6 heures avec l’ANC désactivée et 4,5 heures avec l’ANC activée. C’est correct, mais pas exceptionnel. Sachant que la fonction Audio Snapshot grignote l’autonomie des écouteurs. Sur ma version Beta de Nothing X, j’avais une notif toutes les 5% de batterie consommés et sur un trajet d’1h je perdais quasi 40% d’autonomie…
En usage réel, les Ear (3a) tiennent sans problème une journée classique grâce au boîtier, mais ils ne sont pas les champions de l’endurance avec réduction de bruit. Avec l’ANC active, le LDAC et un volume soutenu, il faudra probablement les replacer dans leur étui au cours de la journée.
La charge rapide compense en partie ce point : cinq minutes de charge permettent de récupérer environ une heure d’écoute. Le boîtier se recharge en USB-C, avec une charge complète annoncée en 70 minutes.
Côté connectivité, les Ear (3a) passent au Bluetooth 6.0. On a donc une meilleure stabilité dans les environnements chargés en appareils sans fil, comme les aéroports ou les festivals, ainsi qu’une latence réduite pour le jeu et la vidéo. Le multipoint est également présent, ce qui permet de passer plus facilement d’un smartphone à un ordinateur. C’est devenu une fonction très pratique au quotidien, et sa présence à ce prix est une bonne nouvelle. Les codecs couvrent l’essentiel avec SBC, AAC et LDAC.

Verdict
Les Nothing Ear (3a) sont une très belle évolution des Ear (a). Nothing conserve ce qui fonctionnait déjà : le design transparent, le confort, l’application Nothing X et une signature sonore dynamique. Mais la marque ajoute assez de nouveautés pour donner un vrai intérêt à cette nouvelle génération.
Le son gagne en générosité, le LDAC est un vrai plus, la réduction de bruit semble solide pour le segment, le Bluetooth 6.0 et le multipoint renforcent l’usage quotidien, et Audio Snapshot apporte une fonction vraiment différenciante. Ce n’est pas le genre de gadget que tout le monde utilisera tous les jours, mais c’est suffisamment original pour distinguer les Ear (3a) d’une concurrence souvent très uniforme.
Tout n’est pas parfait. L’autonomie avec ANC reste seulement correcte, la charge sans fil n’est pas de la partie et l’audio spatial statique reste un bonus plus qu’un argument décisif. Mais à 99 €, les Nothing Ear (3a) proposent un rapport fonctionnalités/prix impressionnant. C’est simple : sous la barre des 100 euros, ils cochent presque toutes les bonnes cases.