Notre avis
Note finale
8/10
La Bip Max offre une expérience étonnamment complète pour moins de 100 euros, portée par un superbe écran et une autonomie confortable. Son format imposant et ses quelques concessions techniques l’empêchent néanmoins de convenir à tous les poignets et aux sportifs les plus exigeants.
Notes
- Design7/10
- Écran9/10
- Interface et fonctions7/10
- Sport & Santé8/10
- Autonomie8/10
Avantages
- L’immense écran AMOLED très lumineux
- L’autonomie largement supérieure à la moyenne
Inconvénients
- Le format encombrant sur les petits poignets
- L’absence de GPS double bande, d’altimètre et de NFC
Présentation et design
Dès le déballage, la Bip Max porte particulièrement bien son nom. Son boîtier de près de 50 mm et son écran de 2,07 pouces prennent beaucoup de place sur le poignet. Nous apprécions les montres imposantes, mais le résultat pourra sembler disproportionné sur les poignets les plus fins, d’autant que ses formes très rectangulaires ne cherchent pas à atténuer son gabarit.
La montre ne paraît heureusement pas aussi lourde qu’elle en a l’air. Avec 52,6 grammes, bracelet compris, elle reste suffisamment confortable pour être portée toute la journée. Sa présence se fait davantage sentir pendant la nuit, où son large boîtier peut devenir gênant lorsque l’on replie le poignet ou que l’on dort sur le bras.
Le cadre en aluminium donne une impression plus sérieuse que le tarif ne le laisse supposer. Le dos demeure en plastique et le bracelet en silicone n’a rien de particulièrement raffiné, mais l’ensemble ne fait pas montre au rabais. Le bracelet s’est montré correct pendant nos séances sportives, même s’il retient rapidement la transpiration. Sa fixation standard de 22 mm permettra heureusement de le remplacer facilement.
Les deux boutons installés sur le côté sont pratiques pendant une activité, lorsqu’il devient plus difficile d’utiliser l’écran tactile avec les doigts humides. Nous regrettons néanmoins l’absence de couronne rotative, qui aurait rendu la navigation plus naturelle. Le cadre légèrement surélevé protège l’écran des chocs, mais accroche parfois le doigt lors des balayages depuis les bords.

Fiche technique
- Écran : AMOLED 2,07 pouces (432 × 514 pixels, 324 ppp), luminosité max 3 000 nits
- Capteur BioTracker 6.0 PPG : Fréquence cardiaque, SpO₂, stress, sommeil et VFC
- GPS : simple bande compatible avec cinq systèmes satellitaires
- Stockage : 4 Go
- Bluetooth 5.3, microphone et haut-parleur
- Batterie : 550 mAh
- Étanchéité : 5 ATM
- Dimensions : 42,76 × 49,58 × 13,24 mm
- Poids : 52,6 grammes avec le bracelet
- Compatibilité : Android 7.0 et iOS 15.0 ou versions ultérieures
- Prix : 99,90 euros
La base de recharge magnétique possède directement un port USB-C, mais Amazfit ne fournit aucun câble dans la boîte.

Un écran immense et très lumineux
L’écran est la vraie réussite de cette Bip Max. Sa diagonale de 2,07 pouces change réellement l’expérience par rapport à une montre plus compacte. Nous avons pu consulter nos statistiques, lire nos notifications et suivre un itinéraire sans rapprocher constamment le poignet du visage.
La définition est suffisante pour conserver des textes nets et afficher plusieurs données simultanément. Les cadrans les plus complets peuvent présenter l’heure, la batterie, le nombre de pas, le rythme cardiaque, le sommeil et le score BioCharge sans devenir illisibles.
La luminosité automatique fonctionne correctement en extérieur et l’écran reste parfaitement lisible en plein soleil. Elle manque toutefois de réactivité lorsque l’on passe brutalement d’une pièce sombre à un environnement très lumineux. Pendant quelques secondes, l’affichage peut être trop sombre ou au contraire légèrement éblouissant.
Le mode Always-On Display est agréable pour consulter l’heure sans effectuer de geste, mais son impact sur l’autonomie n’est pas négligeable. Nous avons finalement préféré l’affichage à l’activation du poignet. Celui-ci s’est montré un peu irrégulier : il arrive que l’écran reste éteint malgré un mouvement pourtant assez franc, obligeant à appuyer sur un bouton.
Nous avons également constaté que le verre attrape facilement les traces de doigts. Le revêtement limite légèrement le phénomène, sans l’éliminer. L’absence de verre saphir est compréhensible à ce prix, mais il faudra éviter de cogner cette grande surface contre un mur ou un encadrement de porte.

Une interface fluide, mais parfois mal organisée
Zepp OS 5 est globalement agréable à utiliser. Les animations sont fluides, les applications s’ouvrent rapidement et nous n’avons pas rencontré de ralentissement réellement gênant. Les deux boutons permettent de revenir rapidement au cadran ou d’ouvrir un entraînement, tandis que les gestes tactiles donnent accès aux notifications et aux principaux raccourcis.
L’organisation de l’interface demande toutefois un temps d’adaptation. Certaines informations se trouvent à plusieurs endroits, tandis que d’autres nécessitent de fouiller dans les menus de la montre ou de l’application Zepp. Nous aurions aimé pouvoir davantage personnaliser les écrans accessibles par balayage, notamment pour placer nos widgets favoris en première position.
L’application Zepp est elle aussi très complète, mais parfois trop chargée. Elle affiche énormément de données sur l’activité, le sommeil, le stress et la récupération, sans toujours bien hiérarchiser les informations. Nous avons régulièrement dû parcourir plusieurs écrans avant de retrouver un réglage utilisé quelques jours auparavant.
Les notifications profitent beaucoup du grand écran. Les messages sont faciles à lire et suffisamment longs pour comprendre leur contenu sans prendre le téléphone. Les réponses restent toutefois limitées, surtout avec un iPhone. Il n’est pas possible d’utiliser librement un clavier comme sur une Apple Watch ou une montre Wear OS.
Les appels Bluetooth fonctionnent correctement dans une pièce calme. Le haut-parleur est assez puissant et notre interlocuteur reste audible, mais l’expérience devient vite moins agréable dans la rue. Cette fonction reste pratique pour répondre brièvement lorsque le téléphone est posé dans une autre pièce.

Un suivi sportif très complet pour le prix
La Bip Max propose plus de 150 modes sportifs, mais nous nous sommes principalement concentrés sur la marche, la course, le vélo et la musculation. Le lancement d’une activité est rapide et le grand écran permet d’afficher plusieurs données sans avoir à multiplier les pages.
Pendant nos sorties, la fréquence cardiaque s’est montrée cohérente lors des efforts réguliers. Les changements de rythme rapides sont moins bien suivis : le capteur peut avoir quelques secondes de retard pendant un fractionné ou une série de musculation. Ce comportement reste courant sur les capteurs optiques au poignet et la montre peut être associée à une ceinture cardio pour obtenir des mesures plus fiables.
La reconnaissance automatique identifie correctement une marche ou une course après quelques dizaines de secondes. Elle s’est cependant déclenchée à tort à quelques reprises lors de mouvements répétés du bras. Nous avons donc préféré lancer manuellement nos activités afin de conserver un historique propre.
En musculation, la montre tente de reconnaître les exercices et de compter les répétitions. Le résultat dépend beaucoup du mouvement : les exercices simples sont généralement bien compris, tandis que les mouvements plus complexes ou effectués avec une faible amplitude nécessitent souvent une correction dans l’application. La fonction reste utile pour structurer une séance, mais ne remplace pas un carnet d’entraînement correctement renseigné.
Les données fournies après une activité sont riches : zones cardiaques, cadence, allure, charge d’entraînement, effet de la séance et estimation de la récupération. Zepp Coach propose aussi des programmes personnalisés. Ses recommandations constituent une bonne base pour reprendre la course ou retrouver une certaine régularité, mais elles restent moins approfondies que celles proposées sur une montre Garmin plus sportive.
La synchronisation avec Strava et TrainingPeaks s’est montrée particulièrement pratique. Une fois les comptes associés, nos activités sont transférées automatiquement sans manipulation supplémentaire.

Santé, sommeil et BioCharge
La Bip Max suit automatiquement la fréquence cardiaque, le niveau de stress, la saturation en oxygène et la variabilité de la fréquence cardiaque. Les mesures ponctuelles sont rapides et la fonction regroupant plusieurs indicateurs en une seule analyse se montre pratique.
Le suivi du sommeil a correctement identifié nos heures de coucher et de réveil. Les phases de sommeil sont plus difficiles à vérifier et doivent être considérées comme des estimations. Les courtes siestes ne sont d’ailleurs pas toujours reconnues.
Le score BioCharge devient plus pertinent après plusieurs jours de port continu. Il baisse après une activité intense et remonte à la suite d’une bonne nuit, ce qui donne une indication rapide sur l’état de récupération. Il ne correspond toutefois pas toujours au ressenti : certains jours de fatigue, la montre nous considérait encore comme suffisamment reposés.
La mesure du stress s’est elle aussi montrée assez optimiste. Elle constitue une tendance intéressante sur plusieurs jours, mais pas une représentation parfaite de l’état émotionnel à un instant précis.
Une autonomie excellente, mais pas toujours de 20 jours
Amazfit annonce jusqu’à 20 jours d’autonomie en utilisation typique. Dans les faits, ce chiffre suppose de limiter certaines mesures, le nombre d’activités GPS et l’utilisation de l’écran.
Avec le suivi cardiaque fréquent, les notifications, le sommeil et plusieurs séances sportives, nous nous rapprochons davantage d’une dizaine de jours. L’utilisation de l’Always-On Display réduit encore ce résultat et peut ramener l’autonomie autour d’une semaine selon la luminosité et le temps d’affichage.
Le résultat demeure excellent. Nous avons pu partir plusieurs jours sans emporter la base de recharge et sans surveiller constamment le pourcentage restant. Revenir à une recharge tous les huit à dix jours reste bien plus confortable que le cycle quotidien ou tous les deux jours d’une Apple Watch.

Verdict
L’Amazfit Bip Max n’est pas seulement une montre dotée d’une fiche technique impressionnante : son immense écran améliore réellement la consultation des notifications, des données sportives et de la cartographie. Son suivi sportif est suffisamment complet pour un usage régulier et son autonomie permet d’oublier le chargeur pendant plus d’une semaine.
Elle conserve toutefois plusieurs limites liées à son prix. Son GPS simple bande manque de précision dans les environnements difficiles, l’altimètre et le paiement sans contact sont absents et Zepp OS demande encore quelques ajustements. Son boîtier XXL pourra également devenir encombrant, particulièrement la nuit.
À 99,90 euros, ces concessions restent faciles à accepter. La Bip Max constitue un excellent choix pour obtenir une grande montre connectée, endurante et réellement utile au quotidien sans investir dans un modèle beaucoup plus coûteux.