Sur Tubi, ce film SF avec Adam Driver renaît grâce aux dinosaures

Trois ans après une carrière timide au cinéma, 65 grimpe dans le top de Tubi. Son vrai twist, lui, a été mal lu par pas mal de spectateurs.

65
65 — Columbia Pictures / PR-ADN

En bref

  • Tubi propulse 65 dans son Top 10
  • Le film n’est pas un récit temporel
  • Adam Driver joue un alien sur la Terre préhistorique

Trois ans après une sortie cinéma assez tiède, 65 refait surface là où on ne l’attendait plus vraiment, en streaming gratuit. Le film est actuellement sixième du Top 10 de Tubi, preuve qu’un échec relatif en salles ne dit pas toujours le dernier mot.

Un retour discret, mais très visible

Ce regain d’intérêt n’a rien d’anodin. 65, sorti en 2023, n’avait pas laissé une empreinte folle au box-office. Mais sur une plateforme gratuite comme Tubi, ce type de SF compacte, lisible et portée par une star retrouve souvent un public. Et ici, il y a un crochet immédiat, des dinosaures et Adam Driver dans le même cadre.

Le film suit un astronaute, Mills, incarné par Adam Driver, qui s’écrase sur la Terre préhistorique. Avec lui, une jeune survivante, Koah, jouée par Ariana Greenblatt. Le programme paraît simple, survivre dans un monde rempli de créatures préhistoriques. En surface, ça ressemble à un pitch presque old school. Efficace, mais balisé.

Le faux film de voyage dans le temps

C’est là que pas mal de spectateurs se trompent. Tout, ou presque, pousse à lire 65 comme un film de voyage dans le temps. Le héros arrive en vaisseau, utilise des armes avancées, porte des vêtements qui paraissent futuristes, et les passagers étaient en animation suspendue. Forcément, on pense à un homme venu du futur, perdu chez les dinosaures.

Mais non. Mills ne vient pas de notre avenir.

Le film raconte autre chose. Son personnage est originaire d’une planète nommée Somaris, et il atterrit sur la Terre à son époque, il y a 65 millions d’années. Le titre prend d’ailleurs tout son sens à ce moment-là. Ce n’est donc pas un récit temporel, c’est un récit d’arrivée extraterrestre, avec des dinosaures en guise de comité d’accueil.

Pourquoi ce détail change vraiment le film

Dit comme ça, on pourrait croire que ça ne change pas grand-chose. En réalité, si. Mills n’est pas juste un homme perdu loin de chez lui dans un autre temps, c’est un étranger absolu sur la Terre, sans repère, sans lien, sans secours.

Et le film ajoute une menace très concrète, l’astéroïde responsable de l’extinction des dinosaures approche. D’un coup, l’enjeu grimpe. Il ne s’agit plus seulement d’échapper aux prédateurs, mais de quitter la planète en navette avant l’impact. Cette couche-là rend l’ensemble plus tendu, et franchement plus intéressant que ce que son emballage laisse penser.

Les critiques n’ont pas vraiment porté 65 aux nues. Mais comme film de survie SF qui tord un peu les codes les plus attendus, il tient mieux la route que sa réputation. Et son retour sur Tubi rappelle quelque chose de simple, une idée mal comprise peut aussi offrir une seconde vie à un film.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

X Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
65 Adam Driver Dinosaures Films

Lisez Begeek en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.