En bref
- Substack lance un outil pour estimer la part d’IA dans les textes publiés.
- Les auteurs peuvent désormais déclarer l’usage de l’intelligence artificielle.
- La plateforme reconnaît que les détecteurs d’IA restent imparfaits.
Vous allez pouvoir scanner certains textes sur Substack pour estimer la part d’IA derrière leur rédaction. Sur le papier, l’idée est simple, presque logique. Dans les faits, c’est tout de suite plus glissant, parce qu’un détecteur d’IA n’a rien d’une science exacte.
Un bouton pour jauger l’IA, dès maintenant
Le nouveau système arrive via un partenariat entre Substack et Pangram. Les lecteurs peuvent analyser un contenu publié sur la plateforme afin d’obtenir une estimation de la quantité de texte écrite par une IA. Ce n’est pas ouvert à tout et n’importe quoi, seulement aux textes de plus de 100 mots mis en ligne à partir d’aujourd’hui.
Le déploiement commence tout de suite sur le web et sur iOS. Pour Android, il faudra attendre un peu. Pas de quoi paniquer, mais le calendrier est clairement étagé.
Les auteurs devront aussi jouer cartes sur table
L’autre ajout, moins tape-à-l’œil mais peut-être plus utile, concerne les créateurs eux-mêmes. Substack ajoute un nouvel espace où ils pourront indiquer si de l’IA a été utilisée, et surtout comment.
C’est un point important, parce que tout ne se vaut pas. Entre un texte entièrement généré et un coup de main pour reformuler ou corriger, on ne parle pas du tout de la même chose. Là, Substack essaie de poser un cadre de lecture. Et ça, franchement, ce n’est pas idiot.
Le ton pique, la fiabilité beaucoup moins
Le billet d’annonce de Substack ne s’est pas contenté d’être technique. La plateforme glisse une pique à LinkedIn, accusé en creux d’être saturé de contenus générés par IA, et elle emploie même le terme « Claudefishing » pour désigner une fausse connexion humaine fabriquée avec de l’IA.
Ambiance.
Sauf que tirer à vue sur les autres quand on parle de détection automatique, c’est risqué. Même les meilleurs outils du genre peuvent se tromper. The Atlantic s’est justement penché sur la précision de ces systèmes, y compris ceux de Pangram, et le constat n’a rien de rassurant, ils sont loin d’être parfaits.
Pourquoi Substack avance malgré tout ?
Substack ne fait d’ailleurs pas semblant d’ignorer ces limites. La plateforme reconnaît que Pangram ne peut pas tout repérer et laisse entendre que d’autres fonctions autour des contenus générés par IA, ou des préférences des lecteurs, sont à l’étude.
Le message de fond tient en peu de mots, les lecteurs doivent savoir ce qu’ils lisent. En gros, ce lancement ne garantit pas la vérité absolue. Il sert surtout à poser des attentes. Et dans un web qui mélange de plus en plus humain, assisté et synthétique, c’est déjà un signal.