En bref
- Démarrage visé entre 25 et 35 millions
- Le budget pourrait compliquer l’équation
- L’international sera probablement décisif
Un film peut ouvrir correctement et rester un problème comptable. C’est tout l’enjeu autour de Street Fighter, qui viserait entre 25 et 35 millions de dollars au box-office américain, soit environ 23 à 32 millions d’euros, pour son lancement le week-end prochain selon Box Office Theory.
Un démarrage honorable, pas forcément rassurant
Face à lui, Whalefall pointerait entre 10 et 15 millions de dollars, environ 9 à 14 millions d’euros. Sur le papier, Paramount tient donc une sortie assez dégagée. Mais la lecture change vite si le budget est, comme tout le laisse penser, très élevé.
Le souci, il est là. Un démarrage de ce niveau peut passer pour un bon début sur un film moyen. Pour un blockbuster porté par un casting aussi massif, c’est plus flou. Et tant que le budget officiel n’est pas connu, on reste dans cette zone grise assez inconfortable.
Le film joue la carte du gros spectacle
Réalisé par Kitao Sakurai, le film se déroule en 1993. On y suit Ryu, incarné par Andrew Koji, et Ken Masters, joué par Noah Centineo, deux combattants brouillés que Chun-Li, interprétée par Callina Liang, ramène dans l’arène pour le prochain tournoi World Warrior.
Mais l’histoire ne s’arrête pas au pur affrontement. Derrière le tournoi, une conspiration mortelle pousse les personnages à se confronter entre eux, mais aussi à leur passé. C’est assez classique dans la structure, oui, mais efficace si l’exécution suit.
Et il y a le reste du casting, clairement pensé comme vitrine. Roman Reigns joue Akuma, David Dastmalchian devient M. Bison, Jason Momoa incarne Blanka, 50 Cent prend le rôle de Balrog et Cody Rhodes celui de Guile. Les salaires, eux, ne doivent pas être anecdotiques.
L’ombre du film de 1994 est toujours là
Le précédent passage de Street Fighter au cinéma, en 1994, reste associé à l’un des ratés les plus cités des adaptations de jeux vidéo. Le contexte a changé depuis. Hollywood a fini par mieux comprendre comment adapter ce matériau, avec des films comme Sonic the Hedgehog ou le Resident Evil de Zach Cregger, sans oublier la série Fallout.
Du coup, la vraie question n’est plus de savoir si un jeu vidéo peut fonctionner au cinéma. Elle est plus précise. Est-ce que cette version-là fonctionne assez bien pour embarquer aussi le public occasionnel, pas seulement les fans ?
Le vrai juge sera l’endurance, pas l’ouverture
La comparaison naturelle, c’est Mortal Kombat II. Cette année, le film a démarré à 38,5 millions de dollars, environ 35 millions d’euros, pour finir à 129,5 millions dans le monde, soit à peu près 119 millions d’euros. Pas un crash immédiat, mais des jambes trop courtes, et peu d’aide venue de l’international.
Le Mortal Kombat de 2021 n’avait rapporté que 84,4 millions de dollars, environ 77 millions d’euros, dans un contexte plombé par la pandémie. Pour Street Fighter, la fenêtre est plus normale. Reste donc l’essentiel, le plus dur aussi, obtenir de bonnes critiques, un bouche-à-oreille solide et un vrai relais à l’international. Sortie prévue le 16 octobre 2026. Et c’est là que le verdict commencera vraiment.