En bref
- Le film démarre fort au box-office
- La suite dépendra beaucoup du casting
- Cinq noms ressortent déjà
Le vrai sujet, maintenant, ce n’est plus le lancement du nouveau Street Fighter. C’est la suite. Le film a encaissé environ 29 millions d’euros (31 millions de dollars) lors de son premier week-end, avec l’énergie excessive qu’on espérait d’une adaptation pareille, même si l’accueil critique est resté plus tiède. Résultat, le prochain round devra surtout prouver une chose, que cet univers peut élargir son roster sans perdre sa cohérence.
La suite se jouera sur le roster, pas seulement sur le score
Avec Street Fighter, le piège est connu. Vous pouvez empiler les visages cultes, mais au cinéma il faut que chaque apparition serve vraiment, même avec peu de temps d’écran. L’idée qui s’impose ici est simple, choisir des combattants capables d’apporter soit un style de combat lisible et mémorable, soit une vraie dynamique de personnage. Parfois les deux, et c’est là que ça devient intéressant.
Elena et Sakura, deux façons d’amener autre chose que la force brute
Chez Elena, il y a une promesse visuelle évidente. Introduite dans Street Fighter III, elle pratique la capoeira, un art qui permettrait des scènes plus fluides, presque dansées, moins centrées sur la brutalité pure. Mais ce n’est pas qu’une question de chorégraphie. Sa philosophie, tournée vers le rythme de la vie et l’équilibre, contrasterait avec les profils plus frontaux déjà vus, au point d’offrir un ancrage plus calme à un film souvent très chargé. Et son rapport à Akuma, qu’elle sait voir au-delà de son aura menaçante, peut créer un contrepoint assez malin.
Autre piste, Sakura Kasugano. Au départ, elle court après Ryu avec une fascination presque encombrante, puis elle devient une combattante plus disciplinée. Ce parcours compte. Il donne une figure imparfaite, parfois drôle, mais capable d’évoluer, ce qui manque souvent aux seconds rôles de ce type de franchise.
Rufus et Fei Long, du spectacle très différent mais utile
À l’inverse, Rufus miserait sur la comédie physique. Ce combattant massif de Street Fighter IV, persuadé d’avoir une histoire capitale avec Ken Masters, fonctionnerait très bien dans une intrigue secondaire plus légère. Le gag est simple, il le traque partout alors que Ken ne sait même pas qui il est. Bon, si la mise en scène suit, ça peut aussi produire de très bons combats.
Puis il y a Fei Long, apparu dans Super Street Fighter II. Hommage transparent à Bruce Lee, star du cinéma d’action hongkongais dans sa bio, il apporterait un mélange rare de présence, de vitesse et de charisme. Face à Guile, Ken ou Ryu, ça donnerait tout de suite un autre ton.
Guy ouvre une porte plus grande que Street Fighter
Le choix le plus stratégique reste peut-être Guy. Parce qu’il ne vient pas seulement de Street Fighter Alpha, il arrive aussi avec l’héritage de Final Fight. Et là, clairement, on ne parle plus d’un simple ajout au casting.
Introduire Guy, c’est préparer l’arrivée de Cody, du maire Mike Haggar ou du gang Mad Gear. En gros, Capcom tient déjà une passerelle naturelle entre ses licences. Si une suite veut faire plus qu’aligner des caméos, c’est sans doute par là que tout se joue.