Spider-Man: Brand New Day cache encore ses meilleures cartes

La nouvelle bande-annonce montre beaucoup, mais laisse surtout cinq zones d’ombre. Et c’est précisément ce qui rend Brand New Day intéressant.

Spider-Man: Brand New Day
Image d'illustration. Spider-Man: Brand New Day — Marvel / PR-ADN
  • Le trailer montre beaucoup, explique peu
  • Sadie Sink reste le plus grand mystère
  • Peter Parker change profondément

Le plus frappant avec Spider-Man: Brand New Day, c’est ça. La nouvelle bande-annonce donne enfin de la matière, mais elle ne clarifie presque rien. On voit le Savage Hulk, on comprend que Sony et Marvel jouent la carte du secret jusqu’au bout, et malgré la mise en vente des billets, le vrai moteur du film reste masqué.

Une bande-annonce bavarde, un scénario encore verrouillé

La campagne promo a pourtant été bien menée. Entre le site Spider-Tracker, la fausse piste de la vidéo du casting autour des billets, puis l’arrivée tardive de cette deuxième bande-annonce, le dispositif est malin. Et il repose sur une idée simple, montrer assez pour nourrir les théories, pas assez pour assembler le puzzle.

Résultat ? Même avec ce nouveau matériel, on ne sait toujours pas comment les antagonistes se relient entre eux, ni pourquoi Peter Parker semble glisser vers une version beaucoup plus instable de lui-même.

Le grand flou autour de Sadie Sink et du mutant invisible

Le cas Sadie Sink concentre presque tout. Le marketing refuse encore de nommer son personnage, alors que beaucoup l’imaginent en Jean Grey. Les indices existent, cheveux roux, séquences qui évoquent un pouvoir psychique, contrôle mental, et même ce qui ressemble à une attaque mentale dans le trailer.

Il y a aussi Bill Metzger, présenté comme un responsable anti-mutants, ce qui colle à une intrigue autour de la mutation de Spider-Man. Mais un détail bloque. Le synopsis officiel parle d’un vilain invisible. Or le personnage de Sadie Sink est bien visible à l’écran. Du coup, deux options tiennent encore. Soit elle est manipulée. Soit le film nous vend un leurre très calculé, avec une autre tête cachée derrière tout ça.

Peter Parker change, et ça ressemble à bien plus qu’un simple upgrade

Le premier trailer posait déjà l’idée d’un cycle de vie de l’araignée en trois phases, jusqu’à une métamorphose finale. Ici, cette logique devient centrale. Peter développe des toiles organiques, entre dans une sorte d’état de rage aux yeux noirs, et cherche l’aide de Bruce Banner.

Ce point est important. Si Banner intervient pour son expertise en génétique mutante, c’est que la transformation dépasse le gadget ou le costume. On parle d’une mutation qui accélère, ou qui déraille. Le parallèle avec une montée en puissance coûteuse est assez évident, et c’est sans doute l’idée la plus intéressante du lot.

Des ennemis connus, mais deux gros trous dans l’équation

Le retour de Mac Gargan, lui, a du sens. Le personnage promettait déjà sa vengeance dans Spider-Man: Homecoming, il y a neuf ans, et il revient enfin en Scorpion. La vraie question, c’est son armure. Le trafic techno avait été fragilisé après l’arrestation d’Adrian Toomes, et on voit mal le DODC ignorer un criminel équipé d’un blindage de ce niveau. Le retour du Tinkerer reste une piste, sans réponse pour l’instant.

Et puis il y a la Main. C’est sans doute le point le plus étrange. Le groupe n’a pas de vraie place évidente dans cette histoire, surtout si l’on tient compte de ce qu’on sait déjà via Daredevil, Wilson Fisk et le passé de l’organisation. À côté, la présence du Punisher pour protéger MJ et Ned paraît presque limpide.

C’est peut-être ça, le plus révélateur. Brand New Day ne vend pas encore son récit, il vend son déséquilibre. Et pour un film de super-héros, c’est une promesse plus solide qu’un simple déluge d’images.