En bref
- Batman du DCU serait en pause
- La fusion bloque les nouveaux gros accords
- Les séries DC continuent d’avancer
Le problème du DCU, aujourd’hui, ressemble moins à une panne d’inspiration qu’à un embouteillage juridique. Si Batman n’arrive pas tout de suite dans The Brave and the Bold, la raison serait à chercher du côté de la fusion entre Warner Bros. Discovery et Paramount Skydance.
Une fusion qui pèse sur tout le haut de catalogue DC
En février 2026, Paramount Skydance a accepté de racheter Warner Bros. Discovery pour environ 102 milliards d’euros (111 milliards de dollars). À la mi-août, l’opération avait déjà reçu le feu vert de régulateurs dans près de 70 pays, y compris le département de la Justice américain et l’Union européenne.
Mais le dossier reste bloqué. Une coalition de douze procureurs généraux américains, menée par la Californie, a attaqué la fusion pour des motifs antitrust. Résultat, Paramount a accepté de repousser la finalisation jusqu’à cinq jours après le procès, ou jusqu’en juin 2027 au plus tard.
Le point crucial, c’est le contrat lui-même. D’après des informations déjà sorties sur l’accord, les nouveaux deals touchant aux IP clés, catégorie dans laquelle DC serait inclus, sont encadrés tant que l’opération n’est pas close. En gros, Warner Bros. Discovery ne peut pas avancer librement sur certains gros projets cinéma ou séries.
Batman, Wonder Woman et d’autres projets coincés dans l’attente
C’est là que le cas The Brave and the Bold prend un autre relief. Le chroniqueur et réalisateur Dan Marcus a expliqué avoir entendu de la part d’Andy Muschietti que tout le travail sur le film était suspendu jusqu’au règlement de la fusion, même s’il précisait ne pas savoir si cette information était vraie ou fausse.
Pris seul, le propos reste fragile. Mais il colle avec un fait plus large, le silence inhabituel autour de Batman et de Wonder Woman. Même logique pour le film centré sur Deathstroke et Bane, qui semblait proche d’un feu vert en janvier après un teasing de James Gunn, puis plus rien.
Quand un studio parle moins, on imagine souvent une hésitation créative. Là, ça ressemble plutôt à des avocats dans la pièce.
Pourquoi certains films avancent encore
Tout n’est pas à l’arrêt. Clayface et Man of Tomorrow restent programmés, justement parce qu’ils avaient été validés avant le gel des nouveaux accords sur les propriétés stratégiques.
Ce détail compte. Il explique pourquoi le calendrier cinéma paraît si mince alors que le studio promet depuis des années que Batman et Wonder Woman doivent porter la suite.
Le petit écran devient la roue de secours du DCU
Du côté des séries, le tableau est moins gris. Creature Commandos et Peacemaker ont récolté parmi les meilleures critiques de l’histoire récente de DC, et Lanterns a encore fait mieux en attirant plus de public à son lancement américain que The Penguin ou It: Welcome to Derry, au point d’entrer dans le top 5 des meilleurs démarrages de HBO Max.
Et ce n’est pas anecdotique. Un jour après la première de Lanterns, HBO Max a commandé huit épisodes de The People v. Gorilla Grodd, la fausse série documentaire centrée sur Jimmy Olsen, joué par Skyler Gisondo.
Clairement, la télévision semble échapper au même verrou contractuel. Pour DC Studios, c’est peut-être la seule manière de rester visible pendant que le cinéma attend que la bataille industrielle se termine.