Pour cartonner au box-office, la trilogie 28 Ans plus tard doit miser sur Le Temple des Morts

Image d'illustration. 28 Years Later The Bone TempleSony Pictures Entertainmnent / PR-ADN
Pour assurer le succès en salles de la trilogie "28 Ans plus tard", le prochain volet, intitulé "Le Temple des Morts", s’annonce crucial. Son accueil par le public déterminera la viabilité commerciale de l’ensemble du projet cinématographique.
Tl;dr
- Le film vise un démarrage à 20-28 millions $.
- La concurrence horreur en janvier s’annonce féroce.
- Succès indispensable pour poursuivre la trilogie prévue.
Une suite attendue dans un contexte tendu
Dans le paysage généralement calme de la mi-janvier, l’arrivée imminente de Sony Pictures avec « 28 Ans plus tard : Le Temple des Morts » ne passe pas inaperçue. Alors que les studios misent traditionnellement sur les retombées des blockbusters de décembre, ce nouvel opus s’impose comme le premier grand rendez-vous cinématographique de 2026, avec une sortie programmée dès le 16 janvier. Pourtant, si l’événement fait du bruit, son succès n’a rien d’assuré. Les prévisions actuelles font état d’un lancement domestique compris entre 18 et 28 millions de dollars sur quatre jours, selon Box Office Theory ou encore Deadline. À titre de comparaison, le précédent volet avait démarré à 30 millions outre-Atlantique, pour terminer sa course à 151,3 millions à l’international.
Bilan mitigé pour le précédent opus
Nia DaCosta, reconnue notamment pour « Candyman » et « The Marvels », signe ici la mise en scène tandis que Danny Boyle et Alex Garland, déjà aux commandes des épisodes précédents, supervisent la production et l’écriture. Le casting se veut solide : Ralph Fiennes, dans la peau du Dr Kelson, découvre une vérité capable de bouleverser le monde ; Alfie Williams (Spike) fait face à une nouvelle menace incarnée par Jack O’Connell. Parmi les seconds rôles figurent aussi Erin Kellyman, Emma Laird ou encore Chi Lewis-Parry. Malgré son résultat globalement positif — rappelons-le : plus de 150 millions engrangés pour un budget de 60 millions — le film précédent n’a pas véritablement dépassé le seuil considéré comme optimal par l’industrie.
L’équilibre financier sous tension
Or, la suite évolue dans une marge étroite : atteindre au moins deux fois et demie son budget représente la condition sine qua non d’un succès commercial en salle. Si les estimations venaient à se confirmer, il faudrait alors espérer un bouche-à-oreille solide pour prolonger l’intérêt au-delà du week-end inaugural. D’autant que le climat concurrentiel ne laisse guère de place à l’erreur : plusieurs films d’horreur majeurs sont attendus simultanément, parmi lesquels « Primate », « Return to Silent Hill » et « Send Help » de Sam Raimi.
L’avenir de la trilogie dépend du public
Reste enfin une question centrale : cette suite saura-t-elle convaincre tant les fans historiques que les nouveaux venus ? Les premiers retours issus des projections spéciales se veulent encourageants, mais seule une réception enthousiaste du grand public garantira la viabilité du projet. L’épilogue audacieux du dernier film a laissé certains spectateurs perplexes ; cet élément pourrait tout aussi bien constituer un frein qu’un moteur pour attirer vers un troisième volet où le personnage emblématique incarné par Cillian Murphy, Jim (« 28 Jours plus tard »), est annoncé en figure centrale. Pour Sony Pictures, tout se joue donc maintenant sur ce pari risqué.