Pluribus Épisode 8 : un parallèle glaçant avec The Last of Us

Le huitième épisode de la série Pluribus frappe les esprits en mettant en scène une situation qui rappelle étrangement celle dépeinte dans The Last Of Us, soulignant des similitudes saisissantes entre les deux univers.

Pluribus
Image d'illustration. Pluribus — Sony Pictures Television / PR-ADN

Tl;dr

  • Le virus de la ruche « Pluribus » rappelle Cordyceps.
  • Les Autres veulent propager le virus sur d’autres planètes.
  • Risque mondial : pénurie d’énergie et de nourriture.

Une menace sous-jacente derrière la bienveillance apparente

Derrière l’image rassurante véhiculée par les Autres dans la série « Pluribus », un malaise se fait jour. Ces êtres, toujours affables et animés par une quête de cohésion, semblent vouloir le bien commun. Mais au fil des épisodes, leur nature soulève des interrogations croissantes. L’épisode 8, sobrement intitulé « Charm Offensive », éclaire la réalité du virus à ARN qui régit cette conscience collective. Malgré leur incapacité à nuire directement aux êtres vivants, une contradiction majeure subsiste : pour survivre, les membres de la ruche consomment leurs propres défunts. En parallèle, la faim généralisée menace déjà l’équilibre mondial.

L’ambition cosmique du virus de la ruche

Dans une révélation inattendue, Zosia, un personnage central, confie à Carol Sturka que le véritable objectif du collectif dépasse les frontières terrestres. Les Autres ambitionnent en effet de propager le « cadeau » du virus à d’autres mondes, reproduisant ainsi ce que Kepler-22b aurait initié avec la Terre. Pour atteindre ce dessein, ils projettent d’ériger une immense antenne capable de canaliser toute l’énergie mondiale. Ce projet pharaonique menacerait non seulement nos ressources énergétiques déjà sous tension mais aussi notre sécurité alimentaire, toutes deux sacrifiées au nom de cette expansion virale.

L’écho troublant avec « The Last of Us »

Impossible d’ignorer le parallèle avec l’infection fongique Cordyceps popularisée par « The Last of Us ». Certes, le processus diverge dans sa forme : si Cordyceps transforme ses hôtes en créatures asservies par des filaments organiques, le virus de « Pluribus » agit plus insidieusement sur les esprits tout en remodelant leurs besoins physiologiques. Dans les deux cas pourtant :

  • L’individu perd son libre arbitre et devient vecteur de contamination.

Cette assimilation forcée ne va pas sans souffrances physiques pour les infectés — les Autres peinent à subvenir à leurs besoins tout en œuvrant inlassablement pour répandre la contamination.

Pandémie ou émancipation ?

Au bout du compte, ce qui pouvait sembler être une utopie solidaire cache un mécanisme redoutablement coercitif : la dissémination programmée d’un virus globalisé, quitte à entraîner l’humanité vers une pénurie majeure et verser dans une pandémie qui évoque les pires dystopies contemporaines. Pour ceux qui voudraient se faire leur propre idée sur cette série signée Vince Gilligan, « Pluribus » est disponible sur Apple TV.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

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