En bref
- Une vanne du pilote revient autrement
- Le décor de l’épisode 2 la complète
- Hal Jordan y gagne un vrai relief comique
Le genre de détail qu’on voit en une seconde et qui améliore un épisode entier. Dans Lanterns, une blague lancée par Hal Jordan dans le pilote devient encore plus drôle après une découverte très simple dans l’épisode 2, chez lui.
Un gag qui change de dimension
Dans le premier épisode, Hal Jordan et John Stewart, joué par Aaron Pierre, débarquent à Rushville, dans le Nebraska, après une fusillade lors d’un match de football de lycée. Hal est persuadé qu’il y a quelque chose d’alien derrière l’affaire, sans pouvoir le prouver autrement qu’à l’instinct.
À la fin, il se retrouve face à son suspect en salle d’interrogatoire. D’abord, il le teste avec des questions sur le football universitaire local. Le jeune homme répond. Trop bien, justement. Hal Jordan comprend qu’il récite surtout des éléments utiles à sa couverture située dans le Nebraska, puis bifurque vers la culture pop et demande où Harry Potter est allé à l’école.
Quand le suspect répond qu’il ne lit pas et ne va pas au cinéma, Hal y voit un signal d’alerte. Il enchaîne alors sur Barack Obama, président des États-Unis au moment où se déroule la série, en 2016. Le suspect se contente d’un sobre rappel, c’est le président. Et c’est là que tombe la réplique devenue virale, avec l’insistance de Kyle Chandler sur le deuxième prénom de Barack Obama. La vanne repose sur une idée très précise du profil d’un homme blanc vivant dans le Nebraska rural. C’est sec, un peu tordu, et franchement bien joué.
L’épisode 2 ajoute une couche discrète
Cette semaine, John Stewart est envoyé récupérer la vraie lanterne de Hal. Chez lui, il ne trouve pas grand-chose. Une immense télé, une chaise de jardin devant, un lit défait, le costume, la lanterne. Résultat ? Une maison presque vide.
Mais il y a quelques photos encadrées, encore posées au sol au lieu d’être accrochées. Et c’est là que Lanterns glisse son meilleur clin d’œil. Parmi elles, on aperçoit Hal Jordan avec le casting de Harry Potter à une avant-première, et les images des coulisses montrent aussi une photo avec Barack Obama.
Du coup, ses questions du pilote ne sortaient pas de nulle part. Elles venaient de son expérience personnelle. Ce n’était pas juste un test au hasard, c’était presque une private joke de Hal lui-même.
Ce que ce détail raconte vraiment sur Hal
Ce petit raccord fonctionne parce que Kyle Chandler vend très bien le personnage. Les retours autour de Lanterns sont plutôt positifs, et on comprend pourquoi. Son Hal Jordan a l’entêtement, la volonté, mais aussi ce côté caustique qui évite d’en faire un bloc monolithique.
Et ce décor raconte autre chose. Apparemment, Hal a croisé le pape, plusieurs présidents, et pas mal de célébrités. Pourtant, sa maison donne l’impression que tout ça ne pèse pas lourd pour lui. Il sait que ces rencontres sont impressionnantes, oui, mais la série suggère aussi qu’elles ne veulent pas dire grand-chose à ses yeux. C’est une bonne manière d’écrire un héros qui a du vécu sans en faire des tonnes. Surtout, ça montre que Lanterns pense ses blagues comme un outil de caractérisation, pas comme un simple bonus.