En bref
- God Valley sortira en 2027 au Japon
- Premier film canonique pour One Piece
- Luffy pourrait être totalement absent
Le prochain film One Piece casse une règle vieille de quinze longs-métrages. One Piece Film: God Valley, annoncé par Toei Animation pendant One Piece Day 2026, sortira à l’été 2027 au Japon. Et cette fois, le centre de gravité bouge franchement.
Pas juste parce que le film sera canonique. Mais parce qu’il adaptera une histoire où Luffy et les Chapeaux de paille n’ont, en l’état, rien à faire.
Un film canon, et ce n’est pas un détail
Jusqu’ici, les films One Piece vivaient surtout à côté de l’anime et du manga. C’était pratique pour tout le monde: la production évitait de gêner la série, et le public pouvait suivre sans avoir rattrapé chaque épisode. Là, God Valley change la logique.
Le projet suit une tendance déjà visible chez Demon Slayer, Jujutsu Kaisen ou Chainsaw Man, avec des arcs du manga envoyés directement au cinéma. Sauf qu’ici, le choix est encore plus particulier. L’histoire adaptée n’est pas la suite immédiate de l’intrigue principale, ni un passage porté par les héros qu’on suit chaque semaine.
Au passage, Toei Animation a aussi confirmé un autre film, One Piece Film: Baad, prévu pour 2029.
God Valley, le passé qui pèse plus lourd que le présent
L’incident de God Valley, exploré l’an dernier dans le manga via des flashbacks, remonte à 38 ans avant la chronologie actuelle. On y voit d’abord une chasse organisée tous les trois ans par le Gouvernement mondial, où des nobles pouvaient traquer et massacrer les habitants de l’île. Le décor est déjà violent. Puis tout bascule.
Arrivent alors les Roger Pirates, menés par Gol D. Roger, futur roi des pirates, ainsi que les Rocks Pirates de Rocks D. Xebec, présentés comme l’équipage le plus dangereux et le plus puissant de leur époque. Résultat? Un affrontement énorme, avec au passage Barbe Blanche, Big Mom, Kaidou, Silvers Rayleigh, Scopper Gaban, Monkey D. Garp, Monkey D. Dragon, Emporio Ivankov et Bartholomew Kuma.
On avait déjà vu un morceau de cet épisode à travers le passé de Kuma. Mais le film devrait, lui, lui donner une toute autre ampleur.
Le vrai test, c’est l’absence des héros habituels
C’est là que le pari devient intéressant. Les quinze films précédents reposaient tous sur Luffy et son équipage. Même quand l’histoire comptait peu pour le canon, le plaisir venait du groupe, des alliances improbables, des combats qu’on ne reverrait pas ailleurs. Une sorte de terrain de jeu parallèle, souvent très efficace, quand même.
God Valley, lui, joue une autre partition. À moins d’ajouter beaucoup de scènes originales, ou un cadre narratif où quelqu’un raconte l’événement aux héros actuels, Luffy pourrait ne pas apparaître du tout. Ce serait un film de lore, au sens le plus pur du terme: un chapitre décisif de l’histoire de One Piece, plein de conséquences pour l’univers, mais pas forcément branché sur la suite immédiate de l’anime.
C’est aussi ce qui rend l’essai fascinant. Si le public suit malgré l’absence du héros, One Piece montrera qu’il n’est plus seulement porté par ses têtes d’affiche. Il peut vendre son monde lui-même, et ça change pas mal de choses pour 2027.