En bref
- Ouverture mondiale à 56 millions d’euros
- Budget contenu, rentabilité déjà en vue
- La saga devrait continuer sans tarder
Un départ qui met déjà le film à l’abri
Parfois, le box-office raconte toute l’histoire. Avec environ 56 millions d’euros (60,3M$) récoltés dans le monde dès son lancement, Insidious: Out of the Further démarre très fort pour un film qui n’aurait coûté qu’environ 17 millions d’euros (18M$).
Sur le marché américain, le long-métrage signé Jacob Chase a pris environ 24 millions d’euros (25,3M$). À l’international, il ajoute environ 32 millions d’euros (35M$). Il n’a pas battu Spider-Man: Brand New Day, distribué par Sony Pictures, mais ce n’est pas vraiment le sujet. Pour Blumhouse et Sony Pictures, l’essentiel est ailleurs, le film est parti assez vite pour franchir sans peine le cap des environ 93 millions d’euros (100M$).
Le public a répondu, pas vraiment la critique
Là où le tableau se nuance, c’est sur la réception. Le film a décroché un C+ au CinemaScore, et l’accueil critique est resté mitigé. Pas catastrophique, mais pas franchement euphorique non plus.
L’histoire suit Gemma, jouée par Amelia Eve, une jeune mère qui élève sa fille dans la maison où elle a grandi. Elle découvre qu’elle peut voyager dans The Further, ce royaume purgatorial peuplé d’âmes perdues. Le problème, évidemment, c’est qu’une présence malveillante la traque et qu’elle peut ramener dans le monde réel ce qui vit là-bas. Lin Shaye reprend aussi son rôle d’Elise Rainier.
BJ Colangelo a résumé le film comme une histoire simple portée par des frayeurs efficaces. C’est une lecture assez juste, et disons que ce genre de dosage suffit souvent à l’horreur grand public. Surtout quand le ticket d’entrée reste modeste.
Pourquoi la suite paraît inévitable
Ce succès ne tombe pas du ciel. En 2023, Insidious: The Red Door était déjà devenu le plus gros épisode de la série avec environ 173 millions d’euros (186M$) au box-office mondial, dont environ 31 millions d’euros (33M$) dès son ouverture américaine, un record pour la franchise.
Et ce n’est pas un accident isolé. Le premier film, mis en scène par James Wan, avait rapporté presque 93 millions d’euros (100M$) pour un budget minuscule d’environ 1 million d’euros (1,5M$). Les six films cumulent désormais plus de 744 millions d’euros (800M$) de recettes mondiales pour des budgets totaux autour de 56 millions d’euros (60M$). Franchement, à Hollywood, peu de sagas affichent une mécanique aussi propre.
Du coup, la suite paraît logique. Le spin-off porté par Mandy Moore et Kumail Nanjiani devrait avancer, et quelque chose qui ressemble à un Insidious 7 semble très probable, sans trop attendre. Pour Blumhouse, qui a eu du mal à lancer de nouvelles franchises ces dernières années, et pour Sony Pictures, qui a besoin d’autres séries fortes que Spider-Man, la conclusion est assez simple, tant que ça rapporte, Insidious reviendra, sans doute tous les deux ou trois ans.