Il y a 47 ans naissait une saga culte méconnue, honorée par Star Wars aujourd’hui

Image d'illustration. PhantasmPhantasm / PR-ADN
Il y a 47 ans, une saga cinématographique souvent méconnue lançait son premier film, posant les bases d’une franchise durable. Ce monument du cinéma a même inspiré des hommages dans les productions récentes de Star Wars.
Tl;dr
- Phantasm, saga culte, née d’un auteur unique.
- Influence majeure sur J.J. Abrams et Star Wars.
- Liberté narrative rare dans l’industrie hollywoodienne.
Un héritage atypique dans le cinéma fantastique
Lorsque l’on évoque les grandes sagas hollywoodiennes, ce sont souvent des univers partagés et des franchises pilotées par de multiples créateurs qui viennent à l’esprit : le Marvel Cinematic Universe, Star Wars, ou encore Jurassic World. Pourtant, une œuvre singulière s’est distinguée par son audace et la fidélité à une vision d’auteur : Phantasm. Lancé en toute discrétion le 28 mars 1979, ce film d’horreur indépendant réalisé par Don Coscarelli allait marquer durablement le genre.
Naissance d’une saga indépendante
Conçu avec un budget modeste de 300 000 dollars, financé par des investisseurs locaux, Phantasm a pourtant séduit le public au point de rapporter plus de 22 millions lors de sa sortie — l’équivalent de 103 millions aujourd’hui. À la croisée du surnaturel et du bizarre, l’intrigue propulse les spectateurs dans une petite ville d’Oregon où Mike Pearson, son frère Jody et leur ami Reggie affrontent un croque-mort maléfique — le Tall Man —, ses sphères chromées meurtrières et des esclaves venus d’une autre dimension. La narration énigmatique signée Coscarelli s’impose dès lors comme une singularité dans le paysage horrifique américain.
L’influence insoupçonnée sur Hollywood moderne
Fait exceptionnel dans l’histoire du cinéma, cette franchise reste liée à un unique créateur : Coscarelli signe les quatre premiers volets et supervise un cinquième opus. Malgré un accueil critique parfois mitigé pour les suites, la série conserve une cohérence narrative précieuse. Ce modèle séduit même Hollywood : parmi ses admirateurs figure J.J. Abrams, grand nom du blockbuster contemporain. Fasciné par la liberté artistique et la capacité de Coscarelli à bâtir un univers entier sans l’appui des grands studios, Abrams va jusqu’à restaurer le film original avec Bad Robot et lui rendre hommage dans Star Wars : Le Réveil de la Force, où la redoutable Captain Phasma porte une armure inspirée des sphères iconiques de Phantasm.
Culte persistant et appel à l’audace
Si certains choix scénaristiques demeurent volontairement mystérieux — laissant parfois les spectateurs perplexes — c’est justement cette absence de compromis qui explique la fidélité d’un noyau dur de fans. Dans une industrie dominée par les franchises calibrées pour plaire au plus grand nombre, l’exemple donné par Coscarelli demeure rare. Peut-être est-il temps que d’autres suivent ce sillage et osent renouer avec cette précieuse liberté créative :
- Auteur unique, garant de cohérence sur toute la saga.
- Narration inventive, loin des formats imposés.
- Courage indépendant, source d’inspiration jusque chez les géants hollywoodiens.
« Phantasm » n’a pas seulement effrayé ; il a ouvert la voie à une autre façon d’envisager le cinéma fantastique… et inspire encore bien au-delà des salles obscures.