Il y a 30 ans, trois règles controversées ont failli bouleverser le renouveau de Superman chez DC

Image d'illustration. SupermanDC / PR-ADN
Il y a trente ans, DC envisageait de relancer Superman en s’appuyant sur trois directives controversées. Ces choix éditoriaux, qui ont failli surpasser l’approche Man of Tomorrow, ont profondément marqué l’histoire du célèbre super-héros.
Tl;dr
- Un reboot de Superman controversé faillit voir le jour en 1996.
- Des exigences absurdes du studio ont mené à l’échec du projet.
- Le personnage de Brainiac arrive enfin au cinéma avec James Gunn.
Des années 90 marquées par un projet fou
Trente ans se sont écoulés depuis qu’un reboot de Superman aurait pu bouleverser l’histoire du cinéma. Nous sommes alors en 1996 : deux ans après le succès inattendu de Kevin Smith avec Clerks, et un an après l’accueil mitigé réservé à son Mallrats. De son côté, Tim Burton, fort de ses succès sur Batman Returns, symbolisait la possibilité d’imposer les super-héros dans les blockbusters hollywoodiens. Leur association pour un projet baptisé « Superman Lives » laissait présager une œuvre singulière, presque surréaliste.
L’ombre de décisions improbables
C’est au début des années 90 que l’idée germe chez Warner Bros.. En réaction au carton du comic « The Death of Superman » publié par DC Comics, le studio souhaite confier le scénario à un passionné – en l’occurrence, Smith – et la réalisation à Burton. Mais très vite, des directives aussi étonnantes que déroutantes viennent freiner l’élan créatif. Selon Smith, relayant ses souvenirs dans divers entretiens et notamment dans le documentaire « The Death of ‘Superman Lives’: What Happened? », le producteur Jon Peters lui impose plusieurs règles : bannir le célèbre costume rouge et bleu, interdire à Superman de voler et introduire, dans le dernier acte… une araignée géante ! Peters démentira plus tard ces exigences – tout en qualifiant Smith d’« amateur » –, mais d’autres anecdotes semblent appuyer la véracité des propos du scénariste.
Péripéties autour de Brainiac et autres folies animales
Si l’on en croit encore Smith, Peters aurait eu une autre idée extravagante : faire affronter à Brainiac un ours polaire. Motif ? L’animal serait « le plus redoutable prédateur du règne animal ». Difficile aujourd’hui d’imaginer que ces concepts auraient pu donner naissance à une adaptation cinématographique crédible, surtout avec la présence annoncée de Nicolas Cage dans le rôle-titre.
Pour éclairer les curieux, voici quelques-unes des demandes les plus marquantes attribuées au producteur :
- Araignée géante au cœur du climax final.
- Bannissement du costume traditionnel de Superman.
- Duel incongru entre Brainiac et un ours polaire.
L’héritage d’un projet avorté
Avec le recul, difficile de regretter que « Superman Lives » soit resté lettre morte. Pourtant, certains éléments nourrissent encore les discussions. Par exemple, c’est finalement sous la houlette de James Gunn, bien des années après ce fiasco créatif, que le légendaire antagoniste Brainiac va apparaître sur grand écran dans « Man of Tomorrow ». Un événement qui aurait sans doute perdu de sa force si un affrontement absurde avec un ours polaire avait déjà vu le jour.
En guise d’hommage amusé à ce projet fantôme, on notera la brève apparition de Nicolas Cage en Superman dans « The Flash », clin d’œil savoureux pour tous ceux qui rêvaient autrefois d’une telle rencontre improbable.