En bref
- Joe Manganiello détaille plusieurs projets Deathstroke annulés
- Le personnage devait passer par Aquaman 2 et Suicide Squad 2
- Un nouveau film Bane/Deathstroke avance sans lui
Avoir un personnage aussi identifié avec aussi peu de présence à l’écran, c’est rare. Pour Joe Manganiello, son Deathstroke est resté à l’état de promesse, ou presque, alors même que l’ancien univers DC semblait vouloir le caser partout.
Un méchant omniprésent, sauf à l’écran
Dans les faits, l’acteur n’a vraiment incarné Slade Wilson que dans les scènes post-générique de Justice League, avec en plus un très bref retour pendant les reshoots. C’est maigre. Et pourtant, pendant environ six ans, son agent a reçu appel sur appel au sujet de nouveaux plans.
Joe Manganiello raconte ainsi qu’on lui a annoncé tour à tour une présence dans Aquaman 2, un passage par Suicide Squad 2, puis un autre Suicide Squad 2 avec un réalisateur différent, un face-à-face avec Will Smith, voire un film centré sur le personnage. Il résume ce feuilleton avec une formule assez parlante, « Est-ce que j’ai eu de la chance ou pas ? »
Le projet d’affrontement entre Deadshot et Deathstroke a aussi été envisagé. Sauf que Will Smith a quitté la suite de Suicide Squad pour des raisons de calendrier. Et tout le reste a suivi la même pente.
Le symptôme d’un DCEU sans cap
Ce parcours dit surtout quelque chose de l’ancien DCEU, souvent appelé Snyderverse. On pouvait imaginer un plan solide autour de Deathstroke. La réalité ressemble davantage à un tableau couvert de post-it qu’on enlève un à un.
Après l’abandon du Batman porté par Ben Affleck, où le personnage devait jouer un rôle important, Warner Bros. cherchait encore une manière d’utiliser Manganiello. Il a aussi été question d’un film Deathstroke confié à Gareth Evans, le réalisateur de The Raid. Là encore, rien n’a abouti.
Résultat, Aquaman and the Lost Kingdom, le vrai nom de l’ex-Aquaman 2, s’est fait sans lui. Et l’impression qui reste, c’est celle d’un univers partagé incapable de fixer sa trajectoire assez longtemps pour faire exister ses seconds couteaux, même les plus prometteurs.
Un rôle minuscule, un impact énorme
Le plus fort, dans son récit, est ailleurs. Joe Manganiello explique qu’il a d’abord vécu cette aventure comme une malédiction, avant d’y voir une chance. Ses mots sont nettement plus personnels que promotionnels.
L’acteur a traversé de graves soucis de santé, jusqu’à une opération durant laquelle l’intégralité de son gros intestin a été retirée. Selon lui, la remise en forme exigée pour Deathstroke a probablement joué un rôle majeur dans sa reconstruction physique et mentale. Il dit même, en parlant du casque gardé dans son bureau, « Ce rôle, c’est la plus grande réussite de ma vie ».
Et maintenant, un autre Deathstroke se profile
Aujourd’hui, DC Studios, désormais dirigé par James Gunn et Peter Safran, développe un film réunissant Bane et Deathstroke dans le nouveau DC Universe. Mais Manganiello ne devrait pas en faire partie.
C’est un détail, et en même temps pas du tout. Quand un studio relance déjà le personnage avec un autre cycle, on mesure mieux ce qu’a été cette première version, un potentiel réel, jamais transformé.