En bref
- Dark Matter saison 2 vise plus grand
- Marvel a laissé Kang de côté
- Leighton Vance devient la vraie menace
Le multivers de Marvel devait mener à une guerre entre variantes. Pour l’instant, cette promesse est restée en plan. Et c’est là que Dark Matter, la série de Apple TV lancée le 8 mai 2024, commence à devenir intéressante.
Le vide laissé par la saga du multivers chez Marvel
Dans la fin de la saison 1 de Loki, He Who Remains racontait à Loki et Sylvie comment tout avait dérapé. Un scientifique du 31e siècle découvre d’autres univers, rencontre ses doubles, échange d’abord savoirs et technologies, puis certains veulent conquérir les autres mondes. Sur le papier, c’était énorme. À l’écran, ça tenait surtout dans une scène d’exposition.
Le problème, vous le connaissez. Kang, qui devait être le grand antagoniste de la saga du multivers, ne reviendra pas dans Avengers: Doomsday. Avengers: Endgame Encore annonce bien le retour d’agents du TVA et de Miss Minutes, mais pas celui du personnage. Après la condamnation de Jonathan Majors pour agression, Marvel a coupé court. Résultat, la scène post-générique de Ant-Man and the Wasp: Quantumania, avec le Council of Kangs et des variantes comme Immortus, Rama-Tut ou Centurion, risque de rester sans suite.
Dark Matter passe de la théorie au conflit
Chez Apple, l’approche est plus concrète. La première saison suivait Jason Dessen, prof de physique incarné par Joel Edgerton, enlevé par son propre double. Il se réveille sur une autre Terre où cette autre version de lui a construit une boîte capable de voyager à travers le multivers. Pendant que ce double prend sa place, le vrai Jason tente de rentrer chez lui.
Le financement du projet vient de Leighton Vance, patron de startup. À la fin de la saison 1, il entre lui-même dans la boîte pour sauver un investissement qui tourne mal. Et dans le deuxième épisode de la saison 2, retour en arrière : on voit le premier lancement de la machine. Leighton y vend une promesse presque messianique, aller chercher dans d’autres mondes les solutions qui manquent au leur, soigner des maladies, faire reculer la pauvreté, stopper les guerres.
De projet idéaliste à cartel interdimensionnel
Sauf que l’idée dérape vite. Jason ne peut déjà plus faire confiance à ses propres variantes, créées par ses choix dans la boîte, toutes prêtes à récupérer sa vie de famille. Leighton, lui, avance autrement.
Blessé pendant ses voyages, il comprend qu’il doit mieux contrôler son esprit. Il demande alors de l’aide à une autre version de lui-même, devenue instructeur de méditation. Puis il commence à tisser un réseau entre ses doubles. Technologie partagée, profits récupérés, coups d’avance pris sur d’autres entreprises. Dans un monde, un enquêteur se plaint même qu’une société rivale a sorti avant tout le monde des microprocesseurs et un téléphone de poche grâce à des apports venus d’un autre univers.
Ce qui ressemblait à un projet altruiste prend la forme d’un cartel interdimensionnel. Et le dernier épisode va plus loin : Leighton Vance construit quelque chose aux conséquences massives pour plusieurs réalités. Pas mal de séries parlent du multivers. Peu montrent à quoi ressemble vraiment une guerre qui commence.