En bref
- Dark Matter cite un brouillon oublié de Star Wars
- L’épisode 3 imagine une autre histoire du cinéma
- Le clin d’œil colle au thème du multivers
Spoiler pour la saison 2, épisode 3 de Dark Matter. Et un spoiler assez savoureux, pour une fois.
Un monde parallèle où Star Wars a bifurqué
Dans Everything Beautiful, Everything Terrible, la série de Apple TV glisse un easter egg qui parlera surtout aux gens un peu trop à l’aise avec les coulisses de Hollywood. On y aperçoit The Last Strike: The Adventures of Luke Starkiller, soit une version fictive d’un vieux fantasme de cinéphile, un monde où George Lucas aurait conservé le premier jet de Star Wars au lieu d’aboutir au film sorti en 1977.
Ce n’est pas un simple nom lancé au hasard. Le titre renvoie au brouillon initial de A New Hope, très différent du résultat final. La série imagine donc, en quelques secondes, une réalité où cette version-là a réellement existé à l’écran.
Le décor change tout
La référence apparaît pendant une sortie dans un vidéo-club, avec le fils des Dessen, Charlie, qui fouille des rayons remplis de cassettes VHS. Pas de plateformes, pas d’écrans partout, juste un lieu physique où l’on tombe sur des films en flânant. Franchement, l’image marche très bien.
Ce monde avait déjà été présenté comme moins avancé technologiquement. La semaine précédente, Jason et Daniela, jouée par Jennifer Connelly, tentaient d’expliquer à leur fils pourquoi cet univers avait quelque chose d’idéal. L’épisode 3 en remet une couche, avec une nostalgie très concrète.
Un gag, oui, mais pas hors sujet
Au début de l’épisode, Jason2, incarné par Joel Edgerton, pose la vraie question, celle qui dépasse la science-fiction gadget. Il demande, en gros, si le fait qu’une chose soit possible suffit à la rendre souhaitable. Toute la suite tourne autour de ça.
Car le multivers n’ouvre pas seulement des portes amusantes. Il libère aussi des conséquences imprévues pour Jason, Leighton Vance, joué par Dayo Okeniyi, Amanda Lucas, incarnée par Alice Braga, et Blair Caplan, jouée par Amanda Brugel. Le clin d’œil à Star Wars sert justement à montrer que chaque variation, même anodine, reconfigure tout un monde culturel.
Le vrai vertige, c’est l’histoire du cinéma réécrite
Ce détail ouvre un paquet de questions. Est-ce que cette version plus rugueuse et moins familiale aurait connu le même succès ? Est-ce que Mark Hamill aurait seulement tenu le rôle ? Et au passage, le rayon cache d’autres références pour nerds, dont un exemplaire de Jurassic Park attribué à James Cameron.
Bref, Dark Matter fait ce qu’on attend d’un bon récit de réalités parallèles. Pas seulement changer le décor, mais toucher à ce qu’on croyait immuable, ici la culture pop elle-même. Les nouveaux épisodes arrivent chaque vendredi sur Apple TV, et ce genre de détail dit pas mal de l’ambition de la série.