En bref
- Des dinosaures vivent avec les humains
- Le récit se déroule dans l’Ouest américain
- Le projet cherche des fonds sur Kickstarter
L’idée est simple, et franchement assez efficace. Dinosaurs of the Wild West part d’une histoire alternative où les dinosaures ne se sont jamais éteints il y a 66 millions d’années. Pas dans un labo, pas dans un parc, mais dans le quotidien du monde humain. Et ce décalage change tout, parce que le film ne regarde pas vers le futur, il pousse ce postulat dans le Far West.
Un western qui efface l’extinction
Dans cette version de l’histoire, humains et dinosaures ont grandi côte à côte. Le décor, c’est donc l’Ouest américain, avec une alliance forcée entre les deux espèces face à une menace annoncée comme assez large pour tout mettre en danger.
Sur le papier, le mélange a quelque chose de très pulp. Un western, des créatures préhistoriques, et une cohabitation qui remplace la logique classique du monstre à fuir. On attendait encore une variation sur Jurassic Park, on se retrouve avec une vraie uchronie.
Luke Sparke prolonge sa veine dino
Ce n’est pas un hasard si ce projet arrive maintenant. Son réalisateur, Luke Sparke, sort déjà d’un autre récit de dinosaures, Primitive War, qui plaçait des dinosaures déséteints au cœur d’une histoire liée à la guerre du Vietnam.
Du coup, Dinosaurs of the Wild West ressemble moins à un coup isolé qu’à une piste que Luke Sparke creuse vraiment. Des dinosaures, oui, mais déplacés dans des genres et des périodes qu’on n’associe pas spontanément à eux. C’est sans doute là que le projet devient intéressant.
Une bande-annonce, et surtout une campagne à lancer
Pour l’instant, le concret tient en deux choses. Une nouvelle bande-annonce vient d’être mise en ligne, et le projet cherche encore son financement via Kickstarter.
L’ambition affichée est celle d’un événement cinématographique en deux parties. C’est beaucoup, quand même, pour un projet qui passe encore par le financement participatif. Mais cela dit aussi quelque chose du marché actuel, où certaines idées très visuelles trouvent d’abord leur public avant de sécuriser leur production.
Pourquoi ça compte au-delà du clin d’œil à Jurassic Park
Les dinosaures n’ont évidemment jamais quitté la pop culture, mais leur terrain change. La franchise Jurassic reste la référence, sauf qu’elle n’est plus seule à occuper l’espace.
Cette année, The End of Oak Street doit envoyer une rue entière des années 1980 dans un cadre préhistorique. L’an dernier, Primitive War faisait le trajet inverse en collant les dinos à un récit de guerre. Avec Dinosaurs of the Wild West, on voit se dessiner autre chose qu’une simple nostalgie du T-rex. Les dinos reviennent, oui, mais surtout comme outil pour réinventer des genres très codés. Et ça, pour les prochaines années, ce n’est pas anodin.