En bref
- Des films cultes ont aussi de très bons jeux
- Plusieurs adaptations prolongent vraiment leur univers
- The Chronicles of Riddick reste le cas le plus marquant
On se souvient des films, pas des manettes. C’est assez injuste, parce que plusieurs grandes franchises du cinéma ont aussi laissé derrière elles des jeux vidéo franchement solides, parfois même meilleurs que ce qu’on imaginait d’un simple produit dérivé.
Quand le jeu dépasse le simple produit dérivé
Pendant longtemps, les licences cinéma ont traîné une mauvaise réputation dans le jeu vidéo, souvent méritée. Et pourtant, certains titres ont fait autre chose que recycler un scénario connu. Ils ont prolongé un monde, ajouté un point de vue, ou simplement trouvé la bonne mécanique pour faire exister un univers autrement qu’à l’écran.
C’est là que le contraste est intéressant. On parle souvent des films, parfois des séries, mais beaucoup moins de ces jeux qui servent soit de complément narratif, soit d’histoire autonome capable d’étoffer une franchise.
La Terre du Milieu et la Matrice, deux mondes taillés pour jouer
Chez The Lord of the Rings, l’ombre des films est immense. La trilogie live action a marqué durablement la fantasy au cinéma, puis sont arrivés The Hobbit et d’autres déclinaisons à l’écran. Résultat, on oublie facilement que la licence a aussi produit une série de très bons jeux, des adaptations de la première trilogie à des titres plus indépendants comme Shadow of Mordor, The Third Age, The War in the North ou Lord of the Rings Online. Il y a eu aussi des ratés, quand même, mais l’ensemble tient largement la route.
Même sort pour The Matrix. Le film de 1999 des Wachowskis a redéfini son imaginaire cyberpunk avec une efficacité rare, et ses jeux sont souvent sortis du radar. Enter the Matrix et The Matrix: The Path of Neo permettaient pourtant d’habiter cette simulation, avec les pouvoirs et le ton qu’on attendait. Pour pas mal de fans, ils développent même mieux l’univers que les suites cinéma.
Les surprises venues des licences qu’on n’attendait pas là
Le cas King Kong est presque plus étonnant. Dans les années 2000, presque chaque gros film avait son adaptation vidéoludique, souvent médiocre. Et puis Peter Jackson’s King Kong: The Official Game of the Movie est arrivé avec ses cinématiques, ses missions efficaces et cette bonne idée de faire jouer à la fois Jack Driscoll et King Kong sur Skull Island.
Du côté de Ghostbusters, le jeu de 2009 a pris une autre voie. Ghostbusters: The Video Game suit un nouveau membre de l’équipe après Ghostbusters II, avec les voix de Dan Aykroyd et Harold Ramis. Pour beaucoup, c’est carrément une vraie troisième histoire, pas juste un bonus pour fans.
Le cas Riddick, ou la franchise plus forte manette en main
Et puis il y a The Chronicles of Riddick, né de Pitch Black et devenu le projet très personnel de Vin Diesel. La franchise divise, entre un vrai goût pour le worldbuilding science-fiction et des films parfois plombés par une écriture plus lourde.
Ses deux jeux, Escape from Butcher Bay et Assault on Dark Athena, ont pourtant trouvé une formule bien plus convaincante avec leur mélange d’infiltration et d’action. Clairement, c’est le meilleur rappel d’une chose simple : un univers populaire ne vit pas seulement au cinéma. Et parfois, c’est même la manette qui le raconte le mieux.