En bref
- Bruce Campbell veut plus d’humour dans Evil Dead
- Il juge les récents films trop sombres
- Evil Dead Wrath garde pourtant sa confiance
Le sang coule toujours dans Evil Dead, mais pour Bruce Campbell, il manque autre chose. Pas un démon, pas une tronçonneuse, pas mal de gore en plus. Ce qui a disparu, selon lui, c’est une part essentielle de l’ADN de la saga, l’humour.
Le reproche vise le ton, pas la violence
Dans un entretien à Men’s Journal, l’acteur a expliqué qu’il aimerait revoir davantage de blagues dans les nouveaux films. Sa formule est simple, et elle résume assez bien le problème qu’il pointe, « Un peu plus d’humour ne vous tuerait pas ».
Il va plus loin. Bruce Campbell dit vouloir remettre de l’humour dans la franchise, estimant que les trois derniers longs-métrages ont été pour l’essentiel dépourvus de comédie. À ses yeux, il n’y a aucune raison de rendre la saga trop lugubre. On peut effrayer sans sombrer dans quelque chose de plombant. Et franchement, l’observation se tient.
Une franchise relancée, mais plus sérieuse qu’avant
Longtemps, Evil Dead, c’était deux constantes. Sam Raimi à la réalisation, Bruce Campbell dans le rôle d’Ash Williams. Ce cadre a sauté. Campbell a reculé devant la caméra, et Raimi a laissé d’autres cinéastes proposer leur lecture pour élargir la mythologie.
Le pari a plutôt marché. Les nouveaux films ont relancé la marque, avec des résultats au box-office supérieurs à ceux des œuvres originales. Mais en échange, le ton a changé. Le remake de 2013 signé Fede Álvarez ne laissait presque aucune place au slapstick. Evil Dead Rise a bien réinjecté quelques touches d’humour, tout comme Evil Dead Burn, sans retrouver l’équilibre si particulier des films de Raimi, entre horreur brute et gag absurde.
Quand on vient d’une saga où des têtes de cerf ricanent et où des globes oculaires finissent projetés dans des visages, on voit vite ce qui s’est déplacé.
Même la couleur entre dans le débat
Autre point soulevé par Bruce Campbell, plus visuel celui-là, les étalonnages modernes trop gris-vert. Il compare ce rendu à une lumière de chambre d’hôpital ou de garage, et son tacle ne vise pas uniquement Evil Dead.
Mais il rappelle une règle maison assez claire, le sang doit rester rouge à l’écran. En gros, vous pouvez refroidir toute l’image si vous voulez, mais ce rouge-là doit rester rouge. Sur ce point, il reconnaît que les films récents ont tenu la ligne.
Pourquoi Wrath reste surveillé de près
Le prochain épisode, Evil Dead Wrath, est déjà bouclé. Et malgré ses réserves sur l’orientation récente de la série, Bruce Campbell dit qu’il sera bon.
Sa confiance repose sur le réalisateur Francis Galluppi. Il juge son précédent film, le néo-western The Last Stop in Yuma County, très réussi, malin et solidement pensé. Puis il lâche une phrase qui dit pas mal de choses sur l’enjeu du prochain volet, « C’est déjà la moitié de la bataille. Vous vous dites, d’accord, on a un cinéaste qui sait ce qu’il fait ».
Ce qui se joue là dépasse un simple retour de vannes. La question, pour Evil Dead, c’est de savoir si la franchise veut seulement être plus dure, ou redevenir vraiment singulière.