En bref
- Kane Parsons connaît déjà la fin de Backrooms
- Les suites seront moins linéaires et plus étranges
- Des personnages précis arriveront, mais restent secrets
Transformer un phénomène web en franchise de cinéma, c’est souvent le moment où le mystère se casse. Kane Parsons, lui, dit vouloir éviter exactement ça avec Backrooms.
À 21 ans, le réalisateur explique qu’il ne veut ni précipiter les choses, ni faire durer la machine juste parce qu’elle marche. Lors de son passage dans The Kyle Buchanan Show, il a raconté qu’il saurait reconnaître le moment où Backrooms aura tout dit. Son idée est simple, et plutôt saine pour une licence de ce genre, il existe un point où tout ce qui a été posé finit par se rejoindre, puis il ne reste plus grand-chose à raconter.
Ne pas étirer Backrooms jusqu’à l’usure
Ce qui ressort, d’abord, c’est ce refus de traire la franchise. Kane Parsons assume que Backrooms est très populaire aujourd’hui, mais il ne veut pas continuer juste pour profiter de l’élan.
Il l’a formulé assez clairement, en expliquant qu’à un certain stade on sait qu’une franchise est arrivée au bout, qu’elle a dit ce qu’elle avait à dire. Derrière cette phrase, il y a une promesse importante pour le public, une vraie fin, pas une suite automatique tant que l’intérêt tient.
Des suites plus étranges, moins scolaires
L’autre point intéressant, c’est son regard critique sur ce qu’il a déjà fait. Kane Parsons reconnaît qu’il y a, dans le premier film, des éléments qui ne touchaient pas vraiment au cœur culturel de Backrooms.
Du coup, les prochains films doivent lui permettre de revenir à ce qu’il imagine depuis le départ. Il parle d’un univers plus étrange, moins concret, moins explicatif aussi. Il savait qu’un passage au cinéma imposait des changements, mais il veut raffiner le ton et mieux coller à la sensation que les Backrooms sont censées produire.
Des personnages en réserve et une narration en branches
Sur les personnages du deuxième film, silence quasi total. Pas de noms, pas de détail précis.
Mais il confirme qu’il y a des figures bien identifiées qui l’enthousiasment et qui attendent leur moment. Et surtout, il prévient que le récit ne suivra pas une ligne simple, du point A au point B. Les suites, dit-il, ressembleront plutôt à différentes branches d’un même arbre. En gros, il ne faut pas attendre une progression trop propre ou trop balisée.
Le passage de YouTube au cinéma change tout
Et c’est sans doute là que se joue la suite. Kane Parsons insiste sur le fait que les films seront très différents de la série YouTube, parce que cette version en ligne ne montrait que de petites fenêtres sur la mythologie.
Le cinéma lui donne plus d’espace pour développer ce monde, et il estime que cette seule mythologie pourrait nourrir l’ensemble pendant longtemps. Mais pas indéfiniment. C’est le contraste le plus intéressant ici, un univers assez vaste pour durer, avec malgré tout un endgame déjà en tête. Pour une franchise née d’internet, cette discipline-là compte presque autant que l’imaginaire.