Backrooms 2 avance, mais pas dans le format rêvé par son créateur

Kane Parsons confirme que Backrooms 2 est en route, mais son idée reste ailleurs : une mini-série, pas un film. Et ce détail change beaucoup.

Backrooms
Image d'illustration. Backrooms — A24 / PR-ADN

En bref

  • Backrooms 2 est officiellement lancé
  • Kane Parsons préfère une mini-série
  • Le succès du film complique ce choix

Le vrai sujet, ce n’est pas seulement qu’Backrooms 2 existe. C’est que le premier film a rapporté environ 368 millions d’euros (400 millions de dollars) pour un budget d’environ 9 millions d’euros (10 millions de dollars), et qu’un tel score change tout. Quand un studio tient un carton pareil, il protège la formule.

Un succès trop gros pour changer de trajectoire

Chez A24, la suite a été officialisée plus tôt ce mois-ci. Rien d’étonnant. Backrooms n’a pas seulement bien marché, il a explosé les attentes. Et dans ce genre de cas, on comprend vite la logique industrielle : si le film a trouvé son public au cinéma, pourquoi basculer vers un autre format ?

C’est là que le dossier devient intéressant. Le meilleur scénario créatif pour son auteur n’est pas forcément le plus probable pour le studio.

Kane Parsons pense sa fin comme une mini-série

À 21 ans, Kane Parsons n’arrive pas de nulle part. Il avait lancé sa web série Backrooms à 16 ans, attiré des millions de spectateurs, puis convaincu A24 d’en faire un film avec Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve. Mais pour conclure cette histoire, son envie reste la même depuis le départ.

Il explique que son scénario rêvé, depuis le tout début, serait une mini-série permettant d’atteindre la fin principale. Et il ajoute, en parlant de l’ensemble, qu’il existe depuis l’origine un arc très défini et qu’il est absurdement enthousiaste à l’idée de pouvoir enfin aller jusqu’au bout.

Pourquoi Backrooms vient naturellement du format sériel

Ce n’est pas un caprice d’auteur. Backrooms est né comme une série found footage de 25 épisodes. Son monde, ces espaces extradimensionnels vides et inquiétants, ses secrets à moitié saisis, tout ça appelle la durée. Une mini-série collerait plus naturellement à sa structure d’origine.

Bon, la comparaison avec Obsession, l’autre percée horrifique de l’année signée Curry Barker, se comprend. Les deux viennent de YouTube, les deux ont propulsé des réalisateurs de moins de 30 ans. Mais ça s’arrête vite là. Obsession n’a jamais été pensé en format épisodique, alors que Backrooms, lui, portait déjà cette logique dans son ADN.

Le vrai risque, c’est l’après

Le plus ironique, quand même, c’est qu’un énorme succès peut compliquer une bonne fin. Si Backrooms 2 marche aussi fort que le premier, il y a de fortes chances que d’autres suites suivent. Et Hollywood n’a pas la réputation de s’arrêter pile au bon moment.

Du coup, l’enjeu dépasse le simple choix entre film et série. Il touche à quelque chose de plus rare : laisser un créateur finir une histoire au point qu’il avait prévu. En attendant, Backrooms reste ce qu’il est déjà, un film d’horreur bizarre, solide visuellement, vraiment prenant, signé par un nouveau talent qu’il vaut mieux regarder de près.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

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