Disney : L’abandon d’un remake en prises de vues réelles marque-t-il enfin un tournant ?

Image d'illustration. DisneyADN
Après une série de remakes en prises de vues réelles parfois critiqués, Disney a décidé d’annuler l’un de ses projets. Ce choix témoigne peut-être d’une prise de conscience face aux retours mitigés du public et à la nécessité de repenser sa stratégie.
Tl;dr
- Disney annule des remakes live-action jugés risqués.
- Vaiana continue, Aristochats et Raiponce sont mis de côté.
- La firme semble privilégier qualité et pertinence à la quantité.
Un virage stratégique pour les remakes Disney
Après plusieurs années marquées par une avalanche de remakes live-action, Disney semble aujourd’hui opérer un vrai changement de cap. Si la tendance avait d’abord enthousiasmé les nostalgiques, force est de constater que le public s’est lassé face à une multiplication de projets inégaux. L’annulation récente du remake en prises de vues réelles des Aristochats, annoncé depuis 2023 mais en stagnation depuis, pourrait bien incarner ce tournant.
L’échec des animaux en images de synthèse
Remettons les choses dans leur contexte : avec son casting presque exclusivement animalier, adapter Les Aristochats imposait à Disney de s’appuyer massivement sur le CGI. Or, cette technologie peine encore à susciter une véritable émotion, comme on l’a vu avec les versions récentes du Roi Lion ou de Mufasa. L’accueil mitigé réservé à ces films a visiblement servi de leçon à l’entreprise californienne : certains univers restent trop complexes à transposer sans perdre leur magie originelle.
D’autres projets suspendus, Moana confirmé
Cette réflexion ne concerne pas que les félins parisiens. Plus tôt cette année, la production d’un remake live-action de Raiponce a également été mise sur pause. Ici aussi, le défi technique — rendre crédible la chevelure magique de l’héroïne — aurait nécessité un recours massif aux effets numériques. A contrario, le projet dédié à Vaiana, où les effets pratiques dominent et où la présence d’une star comme Dwayne Johnson rassure, poursuit son chemin sans encombre. On peut donc lire entre les lignes : chez Disney, il ne s’agit plus seulement de recycler les succès animés passés, mais bien d’opérer un choix stratégique parmi ses propres licences.
Nostalgie ou discernement ?
Face aux échecs récents — pensons au flop cuisant de Blanche Neige —, la firme semble vouloir privilégier désormais des adaptations « live-action » réellement pertinentes. En filigrane, on devine une volonté nouvelle d’éviter le simple « copier-coller » et d’intégrer davantage le rapport coût/bénéfice et l’attente réelle du public. À y regarder de près, ce tri promet une sélection resserrée où seuls les projets porteurs auront droit au feu vert. Finalement, si l’on doit retenir une chose, c’est que ces évolutions pourraient réserver aux spectateurs moins de déceptions… et davantage d’œuvres marquantes dans l’avenir du cinéma Disney.