Clicky



Bons Plans

Et si la vraie surprise d’Apple, c’était l’iMac ?

Publié le | Modifié le

La nouvelle Keynote d’Apple était particulièrement attendue, après le lancement de l’iPhone 5 couronné de succès. La firme dirigée par Tim Cook devait annoncer plusieurs produits et d’après des rumeurs qui circulaient depuis plusieurs semaines sur les sites spécialisés, un certain iPad mini était attendu et pressenti, et le moins qu’on puisse dire c’est que les amateurs de la marque à la pomme n’ont pas été déçus.

Tim Cook a commencé la keynote par le rappel habituel des chiffres clés d’Apple dans le monde. D’abord, les 5 millions d’iPhone 5 vendus lors du week-end de lancement, du jamais vu jusqu’à présent, preuve que la marque a encore un marché qui lui est acquis et une véritable adoption de produit.

Tim Cook a également souligné la forte adhésion des consommateurs à iOS 6, qui compte déjà 200 millions d’utilisateurs à travers le monde, malgré le raté de l’application censée supplanter Maps. D’autres chiffres impressionnants ont fait sensation : 35 milliards d’applications téléchargées sur l’AppStore, 125 millions de documents mis en ligne sur le Cloud, et pour les Mac une croissance 7 fois supérieure à celle des PC. Autant dire que sous le soleil d’Apple tout va pour le mieux.

La première annonce fut le lancement d’un MacBook Pro 13 pouces équipé d’un écran Retina. Doté d’un résolution de 2560×1600 pixels, il vient compléter la gamme des MacBook Pro, avec une qualité toujours au rendez-vous. Plus fin que l’ancien modèle, il est doté d’une dalle au contraste supérieur et avec un angle de vision de 178°. L’autonomie annoncée est de 7 heures. La machine est d’ores et déjà disponible, à un premier prix de 1749 euros tout de même.

Apple a ensuite surpris, en annonçant un petit relifting de leur Mac Mini qui n’avait pas beaucoup évolué depuis l’an passé. Là encore le changement se fait au bénéfice de processeurs plus puissants (Intel i5 et i7 selon la machine choisie), mais les autres caractéristiques sont un peu décevantes. Finie la carte graphique dédiée, place à la la puce GPU inclue dans le processeur, la mémoire reste limitée à 4 Go même pour le haut de gamme. Disponible dès maintenant sur l’Apple Store pour 629 euros (modèle d’entrée de gamme) et 829 euros (haut de gamme).

L’annonce

Mais ce qu’attendait le plus la presse, c’était l’annonce d’un éventuel iPad mini. Si Apple domine en effet le secteur des tablettes 10 pouces, la firme n’avait pas anticipé que les gens se dirigeraient aussi massivement vers les tablettes 7 pouces qu’ont lancées les concurrents tels qu’Amazon ou Google. Steve Jobs avait d’ailleurs déclaré qu’un iPad de cette taille n’avait aucun sens. La firme a visiblement changé son fusil d’épaule, et c’est donc Tim Cook qui aura lancé Apple sur le secteur des tablettes “mini”. Pour autant, le fameux iPad Mini tranche avec la concurrence sur plusieurs aspects.

Légèrement plus grand que ses concurrents, l’iPad Mini est doté d’un écran de 7,9 pouces de diagonale. Apple met en avant la surface supérieure de 33% à celle des tablettes de 7 pouces, ce qui n’est pas négligeable. Mais là où Apple signe un gros coup, c’est sur le poids de l’appareil, puisque l’iPad Mini affichera tout juste 308 grammes, soit la moitié du poids d’un iPad classique mais aussi quelques dizaines de grammes de moins que les produits concurrents. D’une résolution de 1024 x 768 pixels, la tablette bénéficie donc de la résolution de l’iPad 2, ce qui rend la compatibilité des applications immédiate, bonne nouvelle pour les développeurs, ouf. Fin et élégant, il dispose de toutes les connectiques habituelles sur les tablettes de la marque. L’autonomie de 10 heures, les finitions aluminium rendent l’engin très séduisant. Il se décline en plusieurs versions : 16, 32 ou 64 Go, Wi-Fi ou Wi-Fi + Cellular, couleur blanche ou noir ardoise, pour un prix de départ à 339 euros. Bref, avec cet iPad Mini, Apple veut finir d’occuper le marché des tablettes, au prix d’un reniement des paroles engagées du temps de Steve Jobs. Mais les concurrents sur ce secteur sont nombreux et la Pomme n’a pas partie gagnée, avec des ripostes qui ne sauraient tarder. Et quid de l’absence d’un écran Retina : faut-il s’attendre à un nouveau iPad Mini dans quelques mois ? Surement.

Mais à qui s’adresse l’iPad mini ? À tout le monde. Apple reste indéniablement leader sur le marché des tablettes, la marque est rassurante et même si les prix sont plus élevés pour l’iPad mini par rapport à la concurrence, le succès sera encore au rendez-vous. Le grand public préférera mettre 50/100€ de plus dans un iPad mini plutôt qu’acheter une tablette en plastique plus “cheap”.

Un autre point important, et c’était clairement une partie importante de la keynote d’hier, c’est l’éducation. Apple a fait un constat sur le marché de l’éducation au Etats-Unis, et l’iPad a un très fort tôt d’adoption que ça soit pour les enseignants ou pour les élèves. Les manuels scolaires couvrent 80% du programme des lycées US sur le iBooks Store, même si c’est loin d’être le cas en France ou en Europe, ce n’est que le début. Aux Etats-Unis ce sont déjà plus de 2500 écoles qui utilisent ces manuels. L’iPad mini peut vraiment s’imposer sur ce marché, à voir dans 6 mois.

L’annonce discrète

Discrètement, juste avant l’iPad mini, Apple présente la quatrième génération d’iPad. Apple a vraiment décidé d’avancer à marche forcée sur le marché des tablettes, puisque seulement 8 mois après le lancement de l’iPad avec écran Retina, voilà venir l’iPad 4. Peu de changements au programme, ils sont d’ailleurs surtout concentrés à l’intérieur de la machine. La tablette est de toute façon un succès colossal : plus de 100 millions d’exemplaires écoulés toutes générations confondues, 91% du trafic Internet sur tablettes à l’échelle mondiale se font sur un iPad. Apple en profite pour changer le connecteur et mettre le nouveau Lightning, logique. Un nouveau processeur A6 qui remplace le vieillissant A5. Performances doublées en théorie, pour un prix inchangé.

La vrai annonce

Mais le clou du spectacle fut la révélation de la nouvelle génération d’iMac. Très clairement une révolution, ou presque. C’est surtout l’évolution esthétique qui a séduit, avec une machine extrêmement fine désormais, avec un volume réduit de 40%. La finesse des traits de la machine impressionne, avec des bords de 5 mm d’épaisseur, ce qui ne s’est pas fait au détriment de l’écologie. Au contraire, le nouvel ordinateur de bureau d’Apple consomme 50% d’énergie en moins, grâce à un rétroéclairage de l’écran par des LED, qui remplacent donc les néons des précédents iMac. La technologie a suivi l’évolution, avec la présence des dernières révisions des processeurs i5 et i7 signés Intel. La partie graphique est toujours confiée à Nvidia.

Une autre belle innovation de la part d’Apple, c’est le Fusion Drive. Il s’agit en fait de combiner un disque SSD de 128 Go et une partie mécanique classique qui variera entre 1 et 3 To, le tout dans un boitier identique. Alors bien que cela ne soit pas nouveau, Apple comme à chaque fois sublime le produit et en fait la fonctionnalité indispensable. Indispensable, mais livrée en option. En pratique votre iMac démarrera sous le SSD et toutes les applications seront installées sur le SSD, ce qui va sérieusement donner un coup de boost à la machine. Le reste de vos données seront quant à elles stockées sur le disque HDD, classique.Cette technologie, vous donnera tous les avantages du SSD sans son inconvénient majeur : la capacité de stockage. Bonheur. Comme pour le Retina, Apple tâte le terrain et équipera surement les prochaines moutures de MacBook du Fusion Drive.

Dans une diagonale de 21,5 pouces, l’écran affiche 1920×1080 pixel, et le modèle 27 pouces propose une résolution de 2560×1440 pixels. On n’est donc pas encore sur du Retina, mais avec l’emploi d’une dalle LCD IPS et du calibrage des couleurs Apple devrait encore garantir une belle qualité d’image. L’iMac voit son prix évoluer, puisque le premier modèle s’affiche à 1349 euros. Disponibles en novembre, ces modèles d’iMac seront accompagnés en décembre des modèles 27 pouces, disponibles à partir de 1849 euros. Les prix élevés sont à la hauteur de la surprise qu’a su réserver Apple pour cette Keynote. Si l’iPad mini était sur toutes les lèvres, l’iMac prouve qu’Apple sait encore innover d’un point de vue esthétique mais aussi que la firme a toujours le sens de la surprise.

Autant j’avais été déçu par la keynote de rentrée sur l’iPhone 5, autant hier soir, Apple a créé la surprise avec les iMac. Peut être la meilleure depuis la disparition de Steve Jobs.

Vous avez aimé cet article ?
Topic Associés
Commentaires
Test produits
Longform