Zack Snyder explique pourquoi il affirme n’avoir pas modifié la conclusion de Watchmen

Image d'illustration. WatchmenDC / PR-ADN
Zack Snyder, réalisateur du film Watchmen, a tenu à clarifier sa position sur la fin de son adaptation, affirmant qu'il n'a pas véritablement modifié la conclusion de l'œuvre originale, malgré les débats persistants parmi les fans.
Tl;dr
- Le film « Watchmen » supprime la créature géante du comics.
- Zack Snyder défend une fin similaire sur le fond.
- Ce choix vise à préserver rythme et clarté narrative.
L’invention d’une fin : de la bande dessinée à l’écran
Lorsque Zack Snyder s’attaque à l’adaptation cinématographique de « Watchmen », œuvre culte imaginée par Alan Moore et Dave Gibbons, il fait un choix radical : écarter la célèbre créature tentaculaire qui marquait le dénouement du comics original. Dans la version papier parue en 1986, ce monstre, évoqué comme une vision aussi absurde qu’effroyable, frappe New York et sert de catalyseur à une union mondiale inédite – fruit du machiavélisme d’Ozymandias. Une séquence dérangeante et inattendue, que les lecteurs n’oublient pas.
Snyder défend son approche narrative
Mais pourquoi cet abandon de la « pieuvre » ? Interrogé par le New York Times, le réalisateur assume pleinement ce choix. À ses yeux, la suppression de cette séquence ne change pas le cœur du propos : « Comme dans le livre, une crise orchestrée par Ozymandias pousse l’humanité à s’unir. L’idée reste inchangée. » Si certains fans y voient un sacrilège, il affirme que son adaptation reste fidèle aux enjeux essentiels du récit : manipulation des masses, corruption du pouvoir et question centrale – « Qui surveille les Gardiens ? ».
L’enjeu du rythme et des personnages
L’explication est aussi pragmatique que scénaristique. Pour Snyder, introduire le monstre aurait nécessité un long détour narratif — « Une bifurcation de trente minutes qu’il aurait fallu justifier en détail ». Un luxe incompatible avec un film déjà dense (163 minutes en version cinéma), où chaque personnage comme Rorschach, Nite Owl ou encore Doctor Manhattan doit trouver sa place. Selon lui, sacrifier ce temps au profit de la cohérence permettait d’offrir une histoire plus resserrée, sans disperser l’attention du spectateur.
Bilan : fidélité ou trahison ?
Alors que les puristes regrettent toujours l’absence de la fameuse pieuvre, difficile pourtant d’ignorer la logique de Zack Snyder. S’il transforme profondément la tonalité visuelle et structurelle du récit – le film privilégiant une atmosphère plus sombre et stylisée –, l’essentiel demeure : face à la menace ultime, l’humanité s’unit dans un fragile sursaut d’espoir. Reste une question : quelle adaptation aurait vraiment pu satisfaire tout le monde ?