En bref
- Le VSync synchronise les FPS avec l’écran pour supprimer le screen tearing.
- Il peut cependant provoquer des saccades et un léger retard dans les commandes.
- FreeSync et G-Sync offrent généralement une meilleure fluidité grâce au rafraîchissement variable.
Vous avez peut-être déjà activé le VSync en pensant gagner en fluidité. En réalité, ce réglage ne sert pas à faire monter les FPS. Il sert surtout à éviter une image découpée en deux, ce fameux screen tearing qui flingue une belle scène plus vite qu’un bug de caméra.
Le VSync ne booste pas vos FPS, il les cadre
Le principe est simple. La carte graphique calcule des images par seconde, l’écran les affiche selon son taux de rafraîchissement. Quand les deux ne bossent pas au même rythme, l’affichage peut montrer des morceaux de deux frames différentes en même temps. Typiquement, si votre GPU sort 100 FPS sur un écran 60 Hz, vous pouvez voir cette coupure horizontale bien moche.
Le VSync force alors le GPU à attendre le bon moment pour envoyer l’image suivante. Sur un écran 60 Hz, le jeu tourne donc en général autour de 60 FPS. Sur un modèle 144 Hz, on vise 144 FPS. Et si votre machine peut produire davantage, tant pis, elle attend. Petit bonus, le GPU peut moins forcer, donc consommer un peu moins et chauffer moins. Pas mal, sur le papier.
Le souci, c’est le prix à payer en sensations
Là où ça se complique, c’est quand votre config ne tient pas le rythme demandé par l’écran. Si le GPU n’arrive plus à suivre un affichage 60 Hz, la sensation peut tomber d’un coup vers quelque chose qui ressemble davantage à 30 FPS. Résultat ? Des saccades, parfois plus pénibles que le tearing que vous vouliez justement faire disparaître.
Et il y a l’autre grief classique, l’input lag. Avec le VSync, les images partent selon un planning plus strict, ce qui peut créer un léger délai entre votre action et ce que vous voyez. Dans un jeu d’aventure tranquille, ça passe souvent. Dans un shooter compétitif, clairement, ça se sent.
Aujourd’hui, FreeSync et G-Sync sont souvent le meilleur plan
Si votre écran le permet, les solutions de rafraîchissement variable sont souvent plus propres. Chez AMD, ça s’appelle FreeSync. Chez Nvidia, c’est G-Sync. L’idée n’est plus de forcer le GPU à suivre un rythme fixe, mais de laisser l’écran adapter son rafraîchissement aux frames réellement produites.
Dans la pratique, vous gardez moins de tearing sans récupérer derrière des saccades ou trop de latence. Avec G-Sync, la recommandation donnée reste d’activer aussi le VSync côté appli NVIDIA et de limiter les FPS environ 3 images par seconde sous le maximum de l’écran. Avec FreeSync, mieux vaut laisser le VSync standard désactivé, sauf si du tearing traîne encore.
Quand il reste utile malgré tout
Le vrai problème, c’est la compatibilité. Il faut un écran compatible avec FreeSync ou G-Sync, et pour G-Sync, une carte Nvidia adaptée. FreeSync, lui, peut aussi fonctionner avec des GPU Nvidia, ce qui laisse plus de marge.
Mais si votre matériel, ou un jeu précis, ne gère rien de tout ça, le VSync reste une roue de secours correcte. Il marche surtout bien quand le PC peut tenir un framerate stable au niveau, ou au-dessus, du taux de rafraîchissement de l’écran. Activez-le d’abord dans le jeu. Et si l’option n’existe pas, ou qu’elle est bancale, passez par le panneau de contrôle graphique. Dans les deux à la fois, ça ne sert généralement à rien.